Plus de 20 quintaux de kif saisis à Tabelbala
L’unité des garde-frontières de Tabelbala a intercepté, dimanche dernier, 2.039 kilogrammes de résine de cannabis de type «5 star».
L’unité des garde-frontières de Tabelbala, qui levait une embuscade et effectuait une patrouille avant de rentrer, a relevé des traces laissées par le passage d’un véhicule. En poursuivant ces traces, elle a aperçu au loin un guetteur qui a pris la fuite sur une moto tout terrain en s’introduisant dans le territoire chérifien. La maréchaussée a pris alors le soin de ratisser les environs et son entreprise n’a pas été vaine. Elle découvrira, en effet, au bord de l’Oued Daoura, une quantité de résine de cannabis totalisant un poids de 2.039 kilogrammes. Cette drogue porte le poinçon «5 star», c’est-à-dire d’une qualité supérieure vendue sur le marché à raison de 10 millions de centimes le kilo, ce qui porte l’estimation globale de la marchandise saisie à 20 milliards et 37 millions de centimes. Il a été découvert également sur les lieux des moyens de subsistance pour le guetteur jusqu’à la levée de l’embuscade qu’il observait de loin.
Le chef du groupement de la gendarmerie de Bechar ajoute que la même tactique a été employée la semaine dernière par le réseau qui tentait le passage d’un troupeau de 83 dromadaires vers le Maroc au lieudit Taous. Là aussi les convoyeurs étaient deux sur des motos tout terrain.
Ainsi donc, cette source de financement du terrorisme, du crime organisé et du blanchiment d’argent, continue d’être introduite dans notre pays pour la consommation locale, mais également pour transit vers d’autres pays. Et ce sont des quantités énormes qui parviennent sur le marché local.
En témoignent les tonnes de kif traité et les milliers de comprimés psychotropes saisis chaque année par la douane algérienne ou la gendarmerie nationale. C’est le cas de la grosse prise du 28 avril 2007, soit moins d’un an auparavant. Les gendarmes ont réussi ce jour-là à intercepter un véhicule transportant... 9.955 kg de kif. C’est pour dire que les réseaux de narcotrafiquants, et malgré les coups durs qui leur sont portés continuellement, tentent toujours de «percer» la frontière ouest pour injecter leur poison en Algérie.
Et ils passent nécessairement par des points comme Bechar et Adrar, wilayas limitrophes avec le Maroc mais présentant un relief désertique et accidenté, ce qui présente aux yeux des trafiquants des «portes moins risquées» que la ville de Maghnia où la sécurité et la surveillance sont renforcées. D’ailleurs, est-il à faire remarquer, les plus grosses prises opérées, que ce soit par les services de la Gendarmerie nationale ou ceux des douanes, l’ont été dans le triangle Bechar-Adrar-Tindouf.
Messaoud Ahmed
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com