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Remous au sein de l'établissement public de santé Béchar



La catégorie des personnels de cet établissement à statut vacataire, vient d'être récemment intégrée. Cependant de nouveaux vacataires ont fait leur apparition, réclamant à leur tour l'intégration.Abdelaziz Ziari, ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, est attendu dimanche à Béchar. Il sera accompagné de M. Rachid Harraoubia, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour une visite de courte durée de deux heures, annonce-t-on. Ensemble, ils visiteront la polyclinique d'ophtalmologie algéro-cubaine en service, l'hôpital «240 Lits» et l'hôpital «Mère et Enfant» de Débdaba. En plus des problèmes internes de gestion, le ministre de la Santé aura à trancher un conflit qui l'attend et qui a éclaté ces derniers jours au sein de l'Etablissement public de santé et de proximité (EPSP) de Béchar qui gère les polycliniques et les salles de soins.
La catégorie des personnels de cet établissement à statut vacataire, estimé à plus de 300, constituée d'agents de sécurité, de chauffeurs et de femmes de ménage vient d'être récemment intégrée après plusieurs années de réclamations et protestations. 323 postes budgétaires ont été finalement dégagés par le ministère en faveur de ces personnels. Mais l'apparition au cours de cette semaine de nombreux autres agents en possession de contrats de recrutement à titre de vacataire réclamant aussi leur intégration dans le secteur de la santé a faussé la gestion du nouveau directeur de l'EPSP qui accuse son prédécesseur intérimaire d'avoir effectué par complaisance de nombreux recrutements non autorisés par la tutelle. Certains de ces détenteurs de contrats de recrutement non reconnus n'ont trouvé aucune oreille attentive à leurs doléances. Rabroués, ils n'ont pas hésité, en début de semaine dernière, de passer à l'action violente en séquestrant l'ensemble du personnel d'encadrement de l'EPSP pendant 4 heures dans leurs bureaux.
Mais une source autorisée indique que plusieurs de ces agents, après vérifications, émargent sur les listes de l'ANEM et n'ont jamais fait acte de présence dans leurs lieux de travail, d'autres exercent en qualité de chauffeurs de taxi ou encore des commerçants et payés régulièrement par l'ANEM. Si le problème de l'ensemble des personnels des EPSP a été définitivement résolu dans six daïras par une intégration de cette catégorie d'agents, il n'en demeure pas moins que le cas des personnels de l'établissement public de Santé de Béchar continue de susciter des remous à cause d'une mauvaise prise en charge et d'une gestion anarchique.
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