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Relizane et Bechar : les chauffeurs de taxi montent au créneau Actu Ouest : les autres articles



Les taxieurs de Mazouna, l'une des plus importantes agglomérations de la wilaya de Relizane, sont passés à l'action et ont débrayé ce lundi pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.
«Les doléances relatives notamment à la création d'aires de stationnement et surtout l'aménagement des routes, que nous avons transmises aux responsables depuis quelque temps, sont restées lettre morte», ont clamé les chauffeurs de taxi. Ils n'ont pas aussi omis de dénoncer la fermeture des toilettes publiques de la station principale par la collectivité locale. «Par cette décision irréfléchie, les responsables nous ont sérieusement pénalisés», ont-ils ajouté. Cela dit, les taxieurs mécontents ont décidé de paralyser toutes les dessertes reliant Mazouna aux autres villes. «Nous n'avons pas d'autres alternatives pour faire entendre notre cri de détresse», ont-ils conclu.
À Bechar, fait rare dans les annales des revendications socioprofessionnelles, une majorité des membres d'une corporation professionnelle a dernièrement rejeté la nouvelle augmentation tarifaire, celle des taxieurs. Elle a jugé excessive l'augmentation des courses qui lui a été récemment concédée par le ministère des Transports alors qu'elle en avait juste demandé une augmentation raisonnable. Une course fixée à 30 DA est passée à 50 DA, celle de 50 DA a été arrêtée à 80 DA. Les conséquences d'une telle tarification ont entraîné rapidement une réduction drastique du nombre de la clientèle et la fuite de celle-ci vers le transport urbain collectif dont le prix du ticket de voyage est passé raisonnablement de 10 DA à 15 DA.
Elle n'a pas tenu compte, précise-t-on, du pouvoir d'achat faible du salarié. Le revers de la médaille de l'augmentation non souhaitée par la corporation, nous confie un chauffeur de taxi, est que ses collègues sillonnent des heures durant les artères de la ville à la recherche de la clientèle, en vain. Certains d'entre eux, ajoute-t-il, envisagent, si la situation perdure, de changer d'activité. Selon lui, le métier ne rapporte plus. Et de justifier : un taxieur, qui faisait, avant l'application des nouveaux tarifs, une recette journalière variant entre 3 000 DA et 3 500 DA, ne gagne aujourd'hui qu'entre 700 DA et 800 DA, une recette insignifiante dont il faut déduire des frais (location de l'agrément et autres charges), rendant ainsi le métier dévalorisant, selon notre interlocuteur.
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