Au cours d'une rencontre initiée par l'association «Mechaal Echahid» de la wilaya, en collaboration avec le ministère de la Défense nationale, il a été indiqué que la région frontalière de Béchar est entièrement déminée des champs de mines posées durant la période coloniale.
Ce qui a justifié la rencontre à Béchar qui a regroupé les moudjahidine de la région et les autorités locales. Aucune statistique n'a été fournie au cours de la rencontre sur le nombre de victimes des méfaits ravageurs des mines antipersonnel. Pourtant, ces victimes sont nombreuses selon des témoignages émouvants recueillis sur place. Deux témoins approchés ont eux-mêmes été victimes de ces engins de la mort et amputés des membres supérieurs suite à l'explosion d'une mine antipersonnel en 1969 alors qu'ils étaient collégiens en promenade à Djebel Béchar. L'un d'entre eux est aujourd'hui contrôleur financier de la wilaya de Nâama. Il a tenu à rappeler le récit de cette funeste journée et le danger de ces engins semeurs de la mort.
Un troisième a eu les deux poignets des mains arrachés par la déflagration d'une mine. Le directeur des archives nationales a fustigé la position contradictoire de la France qui, au cours de l'élaboration de la Convention de Genève, a nié l'existence même des champs de mines implantés sur les bandes frontalières de l'Est et de l'Ouest durant la période coloniale, et de reprocher par la suite aux autorités algériennes de n'avoir pas sollicité les autorités françaises pour une aide technique aux opérations de déminage de ces engins explosifs évalués à 12 millions de mines sur l'ensemble du territoire national.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com