
Le transport, tous modes confondus, est à la base du développement économique et social d'un pays. Les différents modes de transport, urbain, aérien, maritime ou par rail, se conjuguent pour que les distances soient raccourcies. Leur développement participe à donner un grand essor au développement local et joue un rôle essentiel dans le bien-être des populations. Car, les entreprises dépendent des transports qui permettent l'acheminement des matières premières, des pièces détachées, de la main-d'œuvre et de l'énergie et de faire parvenir les biens manufacturés, les produits agricoles et les services aux consommateurs locaux et aux marchés internationaux. Partant de là et de sa mission à assurer le déplacement des personnes et la circulation des biens, le transport a un impact considérable sur la vie de nombreuses personnes en contribuant à la création d'emplois et à rendre plus accessibles les infrastructures et les services sociaux.L'Algérie a justement engagé un ambitieux programme de modernisation de ses transports et réalisé des investissements colossaux à travers tout le pays. L'objectif étant de faciliter la vie des citoyens et de permettre le transport des marchandises aux quatre coins du pays.En plus du transport maritime et aérien avec l'acquisition de nouvelles flottes et de nouveaux équipements réceptionnés pour permettre le transport des personnes et des marchandises, le paquet a aussi été mis sur le transport ferroviaire, en ce sens qu'il participe à désengorger les villes trop embouteillées surtout au nord. De plus ce mode de transport, qui a été abandonné peu à peu les années précédentes, a connu une régression telle que l'Etat ayant pris conscience de sa dégradation a repris les choses en main et a débloquer d'importantes enveloppes financières pour le moderniser et créer d'autres chemins de fer à travers l'ensemble du territoire national là ou ils n'ont jamais existé. Cette démarche s'inscrit en droite ligne du développement local qui ne peut être concrétisé sans transport, y compris le rail. Ce dernier permet le transport à la fois des personnes et des marchandises sans pour autant encombrer la route. Très pratique, ce moyen de transport a été légué aux oubliettes des années durant et a subi beaucoup d'actes de sabotage durant la décennie noire avant d'être remis «sur rail».Une enveloppe financière de 32 milliards de dollars a été consacrée pour l'investissement dans ce créneau pour la période allant de 2005 à 2015. Il s'agit de la réalisation de 10 600 km de voies ferrées et 10 000 autres kilomètres à électrifier. Le réseau des chemins de fer, qui n'excédait pas les 1 739 km en 2008, a doublé à la fin du premier semestre 2012, pour atteindre les 3 919 km. Les 2 000 km de rails réalisés, ou en cours de réalisation, depuis 42 mois sont à la charge de l'Agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif). Des projets d'extension de plusieurs lignes du Nord vers le Sud sont engagés, à l'exemple de celle reliant Bechar à Adrar sur une distance de plus de 600 km pour étendre la ligne Oran-Bechar (700 km). Plus de 90% de l'ensemble des projets sont déjà engagés sur le terrain et plusieurs lignes sont déjà réceptionnées. Le projet de Bechar va permettre le désenclavement de nombreuses villes telles qu'Abdala et Béni Abbès. Cette ligne sera exploitée pour le transport des voyageurs, des hydrocarbures et des marchandises telles les céréales.La réalisation d'une autre ligne en continuité de la ligne Alger-Ghardaïa et Blida-Laghouat puis vers Ouargla et Hassi Messaoud devait être inscrite dans la LFC 2013. Tindouf, Touggourt, Hassi Messaoud sont autant de villes du sud à être concernées par ces projets de lignes ferroviaires qui, en plus de créer de l'emploi, améliorent le vécu des populations jusqu'ici isolées.L'autre mode de transport, et pas des moindre, reste le transport terrestre avec la réalisation du grand projet de la transsaharienne dont les travaux, pour la partie algérienne, viennent d'être achevés. En effet, lors de la 60e session du comité de la Transsaharienne, en mars dernier, le ministre des Travaux publics a annoncé que l'Algérie a finalisé la totalité de sa partie (2 400 km) ainsi que la section vers la Tunisie, et devrait terminer en 2016 le tronçon restant Sillet (Tamanrasset)-Timiaouine (frontières maliennes).Mieux encore, et dans la perspective de permettre aux pays subsahariens d'avoir un accès direct sur la Méditerranée et faciliter ainsi les échanges commerciaux entre l'Afrique de l'Ouest, le Maghreb et l'Europe, l'Algérie compte à l'avenir raccorder la route Transsaharienne au port de Djen-Djen (Jijel) via l'autoroute Est-Ouest. Plus que ca, l'Algérie a déjà lancé les travaux de dédoublement de cette route (appelée aussi route nationale RN1) sur le tronçon allant de Chiffa, dans la wilaya de Blida, jusqu'à Berrouaghia, à Médéa, et desservir à terme Ghardaïa sur une distance de 1 000 km. Ajouté, parmi les projets engagés, la réalisation d'un gazoduc (le transsaharan gas pipeline TSGP), allant du nord du Nigeria vers l'Europe passant par l'Algérie, le long de la route Transsaharienne, de même que la fibre optique.Toujours pour le transport terrestre, l'Algérie qui est en voie d'achever l'autoroute Est-Ouest, compte aussi lancer l'autoroute des Hauts-Plateaux, un méga projet qui permettra de relier entre elles nombreuses régions du pays. Les travaux du premier tronçon de 30 km seront lancés au début du mois de juin prochain. Actuellement, et après l'achèvement de la phase étude, le ministère des Travaux publics est en train de préparer les cahiers de charges. Ce premier tronçon du projet permettra le désenclavement de la wilaya de Tiaret ainsi que sa liaison avec le réseau routier national. Cela suscitera sans nul doute l'intérêt des investisseurs dans la région.Les projets sont grands, les défis aussi. Il faudrait les relever tous et les réaliser dans les délais requis pour donner une meilleure image de l'Algérie. B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badiâa Amarni
Source : www.latribune-online.com