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Le Sahara Plant



Le Sahara Plant
Le Sahara Blend, le brut de référence algérien, a perdu 8,1 dollars en novembre à 79,60 dollars le baril contre 87,61 dollars en octobre. Le Sahara Blend, considéré comme l'un des bruts les mieux cotés du panier Opep, devrait clôturer l'année 2014 avec une moyenne de prix de 102,95 dollars le baril, en baissede près de 6 dollars par rapport à 2013 (109,10 dollars), selon les prévisions de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. Nous ne sommes pas encore entrés dans la zone rouge. Mais on est bel et bien dans sa périphérie. Et rien ne dit qu'on ne s'y retrouvera pas si la tendance baissière des cours du baril se maintenait. Si le pétrole ne nous lâche pas cette fois-ci, il le fera un jour ou l'autre. Mais la proximité ou l'éloignement de ce jour ne devrait plus constituer notre premier souci. Car, il nous suffit de savoir que nous ne devons plus rattacher notre économie à cette seule énergie fossile. L'Algérie doit donc, immédiatement, réorienter ses efforts, investissements et actions vers le développement des secteurs productifs pouvant pallier au manque à gagner induit par le recul du baril. L'agriculture en est, qui, si le pays l'exploite et optimise ses potentialités, lui permettrait de réduire ses dépenses, et même d'augmenter ses exportations hors hydrocarbures. De gros investissements et aides ont été accordés aux agriculteurs, sans pour autant parvenir à développer une agriculture performante. En balançant entre agriculture extensive et agriculture intensive, la politique agricole a manqué une de ses cibles de choix : l'agriculture saharienne, qui, alliée à l'agriculture de montagne et cultures vivrières, aurait permis d'assurer une autonomie au pays. Le Sahara est une immense serre pour qui sait l'exploiter. Verdir le désert n'est ni un miracle, ni un mirage, mais juste de bons investissements. La commune d'Igli, dans la wilaya de Bechar, va bénéficier d'un barrage. Les responsables soutiennent que cet ouvrage hydraulique aura un impact certain sur le développement du secteur agricole dans la région qui pourra assurer la mise en valeur de plus de 3 000 hectares de terres sahariennes, avec en perspective, l'extension, dans une première phase, à plus de 10 000 hectares. Des dizaines de milliers d'hectares attendent d'être exploités dans ces vastes étendues désertiques qui peuvent voir émerger des exploitations agricoles, et des usines agroalimentaires.


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