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La JSS passe, Zerouati crie au complot !



Malgré le déluge qui menaçait d'un report de la partie, arrêtée une demi-heure durant, la JS Saoura a composté son billet pour le dernier tour préliminaire de la Coupe de la CAF.Samedi soir, il ne faisait pas bon de montrer sa tête sous le ciel d'Alger tellement il pleuvait des torrents. Pourtant, deux équipes, la JS Saoura et l'AS Concorde de Mauritanie allaient en découdre pour un rendez-vous retour qui prenait l'allure d'une formalité du fait que les Aigles du Sud avaient assuré l'essentiel vendredi passé à Nouakchott. Un non-match sur une pelouse de Bologhine gorgée d'eau, impraticable. Pas beau à voir comme spectacle footballistique mais un «délice» sur le registre des glissades et des ballons traçants et fuyants. Des situations loufoques qui ont été «récompensées» par deux penalties sifflés par le referee libyen Shuhoub Abdelbasit que transformeront deux des buteurs de la manche aller, Lahmeri (50') au profit du club algérien et Idrissa Thiam (90'+2') pour les Mauritaniens.
Un nul qui fait, donc, l'affaire des joueurs de Kaïs Yacoubi pas tout à fait heureux de cette qualification. Eux qui voulaient faire de ce match «retour» une démonstration de leurs qualités et confirmer que le succès de Nouakchott n'était pas le fruit du hasard. Mais pas seulement, les camarades de Hamidi voulaient également accueillir leurs hôtes à Béchar, dans leur jardin, au lieu d'un stade Omar-Hamdi distant de plus de 1 000 km de la ville du sud-ouest algérien. Un crève-c?ur pour les Bécharis qui n'ont pas retrouvé les leurs depuis plus d'une semaine à cause de cette domiciliation qui fait jaser leur bouillant président Mohamed Zerouati. Ce dernier a, d'ailleurs, investi la zone mixte organisée par Mustapha Djallit et quelques éléments de l'équipe à la fin de la rencontre. Zerouati a même perturbé les interventions de l'entraîneur adjoint et des joueurs en lâchant quelques phrases assassines à l'encontre des journalistes présents et ceux qui dirigent le football national.
Zerouati aura, en effet, des mots durs envers les responsables de la FAF qu'il accusera d'être derrière cette mascarade qui prive son club d'un atout majeur, son stade fétiche du 20-Août-1955 de Béchar. «Qu'ils nous disent tout de go que la participation à ces joutes africaines ou arabes sont exclusivement réservées à certaines catégories d'équipes, et nous saurons quoi faire. Je crois que nous faisons l'objet d'actes de sabotage de la part de l'administration de la fédération. Ce n'est pas normal que notre stade ne soit pas homologué alors qu'il a toutes les commodités. J'ai demandé au président de la FAF de faire le nécessaire pour pousser la CAF à requalifier notre stade, mais je ne crois pas qu'il saura nous rendre justice», confiera, agacé, le boss de la JSS.
Ce dernier a même fait machine-arrière par rapport à des accusations antérieures à l'encontre de l'ancien président de la FAF, Kheireddine Zetchi. «Même si je reconnais qu'il a commis des erreurs, sa gestion est de loin meilleure que celle de l'actuelle FAF», estimera Zerouati qui réclame ni plus ni moins que le départ de l'actuel bureau. «Il faut mettre le holà à cette situation. Les membres du BF ne cherchent que leurs intérêts, les missions et les frais qu'ils touchent. Qu'ils partent à jamais», clame-t-il avec véhémence.
Comme pour ses précédentes sorties acérées, Zerouati est demeuré rectiligne dans sa démarche, celle d'un président qui aime par-dessus tout son club et le défend par tous les moyens. Et personne ne peut lui reprocher cette agressivité de ton quand la JSS est victime d'un fait du prince. Et la prochaine sortie publique de Zerouati risque d'être davantage virulente...
M. B.
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