«Veiller à la promotion de la culture et du tourisme»
Jean Claude Achar est un éducateur en retraite qui retrouve le pays de ses origines algériennes après 48 ans. Né en France en 1948, de père algérien et de mère française, il rentra à Louata dans la région de Bechar en 1952 et y resta jusqu’à la fin de 1960.
Puis fut la rupture. Jusqu’à aujourd’hui où il décide de se réinstaller dans en Algérie. Pour l’intérêt qu’il porte à sa culture et à la beauté de sa nature...
La voix de l’Oranie: Comment avez-vous été accueilli à Louata dès votre retour au bled?
Jean Claude Achar: Après avoir fait des recherches en France et contacter par Internet un algérien, j’ai découvert que le bled de mes ancêtres existait encore et qu’il n’avait pas été rasé durant la guerre. En outre, j’ai su également l’existence des Achours dont descendait mon père. Malgré ces 48 ans passés loin et coupé du pays, j’ai été chaleureusement accueilli par ma famille et la population de Louata. Comme si j’avais été absent seulement une semaine.
-Comment exprimez-vous ce parallélisme dans votre vie?
-A Louata (Algérie), j’ai passé les sept plus belles années de ma jeunesse. Encore enfant, j’ai été déraciné en France. Puis progressivement, j’ai réussi à m’intégrer et faire face aux situations difficiles. Bien que j’étais physiquement en Europe, je pensais moralement Algérien. Mon rêve était le retour aux racines.
-Qu’est-ce qui vous a le plus surpris à votre arrivée à Louata?
-Il y a à Louata, un développement tout azimut. C’est un progrès positif qu’enregistre la localité. Le plus beau, c’est que les mentalités et les coutumes de ses habitants n’ont guère changé. C’est la force d’une nation.
-Votre attachement à la région bécharie doit se traduire certainement par un projet?
-J’étudie actuellement un projet culturel et touristique qui apportera, je pense, un plus à l’énorme potentialité touristique au développement culturel de la région et servira comme passerelle entre l’Algérie et l’Europe, sans toucher aux valeurs de la population de la région. Je cible un tourisme purement culturel durant au moins la période de septembre à mai. Les visiteurs découvriront le patrimoine culturel, touristique et historique de la région du Sud. L’histoire de cette région, pourtant si profonde, est méconnue.
-Parlez-nous de votre séjour à Aïn Témouchent...
-C’est la première fois que je vois la région témouchentoise que je ne cesse d’admirer pour ses richesses naturelles et l’hospitalité de sa population.
Puisque mon projet suscite des amitiés, je dois connaître réellement les icônes d’un vrai tourisme destiné à faire connaître la réalité de l’Algérie... Je ne cherche pas à gagner de l’argent par tous les moyens.
-Que diriez-vous aux jeunes Algériens rêvant de vivre en Europe?
-Je leur dirai que leur avenir est en Algérie. Evitez l’aventure en Europe, car votre pays est jeune et riche et a grandement besoin de vous, ses enfants.Sachez que l’Algérie n’a pas besoin de recevoir de leçon de personne. Mais d’être épaulée et aidée.
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Propos recueillis par Sadj
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com