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L'ANP, facteur d'unité nationale et de stabilité : Les dangers de la surenchère



Le Haut commandement de l'ANP est en train de guider une sortie de crise adéquate que traverse l'Algérie, une sortie de crise qui soit victorieuse à travers la participation de tout le monde.
MMais certains aujourd'hui, soit par opportunisme, soit par aveuglement, à des raisonnements qui redonnent espoir à ceux de l'intérieur et de l'extérieur, rêvent de voir s'effondrer le pays. C'est ce que résume à peu près, le discours prononcé mardi par le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, Ahmed Gaïd Salah devant les cadres de la 3ème Région militaire (Béchar). Il est vrai que l'Algérie vit aujourd'hui des moments difficiles, sous le double effet de la crise politique et des profonds problèmes économiques et sociaux. Ceux qui s'opposent à la solution de crise proposée par l'Armée croient que leurs désirs vont devenir réalités et intensifient leurs efforts pour arriver à leurs fins : agitation entretenue et attisée autour de la loi fondamentale du pays pour la mettre en sommeil. Tous ces efforts sont bien le signe que l'institution militaire gène, qu'elle représente un danger sérieux pour les intérêts et les privilèges de certains, Et, comme par hasard, on parle de moins en moins du très important facteur d'unité nationale, de stabilité du pays qu'a pu constituer et constitue toujours l'ANP. On s'empresse d'oublier que la détermination libératrice de sortie de la crise actuelle a été mise en lumière dès le début de cette impasse politique, c'était déjà pour la clarté et la clairvoyance des choses.
Depuis lors, le vice-ministre de la Défense nationale a toujours été à l'écoute des revendications légitimes du peuple, toujours été au contact des besoins soulevés par le mouvement citoyen, avec les volontés de ce peuple qui demande le changement radical de la gouvernance de l'Algérie pour un lendemain meilleur. Dans beaucoup de domaines, M. Gaïd Salah n'a pas seulement apporté sa pensée personnelle en tant que Moudjahid, mais il s'est comporté comme un avocat, comme un porte-voix, répercutant celle du peuple algérien. C'est ainsi qu'il a inlassablement dénoncé la trahison de l'ex- régime au profit d'une bande de voleurs. Lundi lorsqu'il est revenu sur la corruption qui a gangréné tous les secteurs de la vie nationale, le chef d'Etat-major de l'ANP a souligné "Il y a lieu d'affirmer encore une fois la détermination de l'institution militaire à accompagner la justice, avec une ferme conviction et un sens élevé du devoir, ainsi que de la protéger de façon à lui permettre d'exécuter convenablement ses missions et s'acquitter judicieusement de son rôle de moralisateur, en déterrant tous les dossiers et en les traitant en toute équité quelles que soient les circonstances, de façon à faire comparaître devant la justice tous les corrompus quel que soit leur fonction ou leur rang social ".
Pour lui il s'agit de " permettre à la justice de traiter les lourds dossiers de corruption et de mener ses missions à terme, est un devoir national dont l'institution militaire ressent, devant Allah, l'histoire et le peuple, l'impératif d'accomplir, quelles que soient les circonstances ", a fait savoir le chef d'état-major de l'ANP.
Encore plus en détail sur le sujet, M. Gaïd Salah déclare qu'il apparaît "Clair aujourd'hui à travers tous ces dossiers présentés devant la justice qu'il a été procédé par le passé et de manière délibérée, à la mise en place des conditions propices à la pratique de la corruption ". Il apparaît également à travers cela que ce qu'on appelait à l'époque réforme de la justice n'était malheureusement que des paroles en l'air et des réformes creuses qui, bien au contraire, ont encouragé les corrompus à persister dans leurs méfaits et ont été parrainés pour empiéter les droits du peuple et enfreindre les lois délibérément sans crainte et sans aucune conscience ", a encore déploré le chef d'état-major de l'ANP. Il a estimé dans ce cadre que "L'heure des comptes est arrivée et le temps d'assainir notre pays de toute personne malhonnête qui s'est laissée tentée de troubler la vie quotidienne du peuple algérien par de telles pratiques et de tout ce qui a obstrué les horizons face aux Algériens et semé la peur, voire le désespoir en l'avenir ". Au regard de la complexité de la crise, pour le besoin de la solution à la crise : la Constitution, il convient de la saisir et de la respecter dans son intégralité. Ce qui implique l'application et la prise en considération de ses articles 7, 8 et 102 ; du reste, le retour à la loi fondamentale du pays en pareille phase délicate c'est intimement se lier à la stabilité de l'Algérie. Une référence propre pour la classe politique en tant que champ politique, démocratique, économique, social et culturel permettant de découvrir, dans les dimensions constitutionnelles les voies meilleures à la solution de la crise. Le vice-ministre de la Défense nationale a mis en garde mardi contre les intentions aux objectifs " ambigus " qui tentent " sciemment " de geler les dispositions de la Constitution, ce qui signifie " l'entrée dans le tunnel sombre du vide constitutionnel ". " Ceux qui prétendent, par ignorance ou arrogance et entêtement, ou animés par des intentions aux objectifs ambigus , que le pouvoir du peuple est au-dessus de la Constitution et au-dessus de tous, et c'est une vérité utilisée à tort car ils tentent sciemment d'outrepasser, voire geler, l'application des dispositions de la Constitution, réalisent -ils que cela signifie la suppression de toutes les institutions de l'Etat et s'engouffrer dans un tunnel obscur dénommé le vide constitutionnel ' ", a affirmé M. Gaïd Salah dans son discours prononcé devant les cadres de le 3ème Région militaire (Béchar). Pour lui, ceci " signifie par conséquent la destruction des fondements de l'Etat national algérien et penser à construire un autre Etat avec d'autres standards, d'autres idées et d'autres projets idéologiques, auxquels seront consacrés des débats sans fin ".
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