Béchar - Sid Ahmed Benmoussa Moulay Kerzaz

KERZAZIA, FONDÉE PAR LE CHÉRIF AHMED BEN MOUSSA-EL-HASSANIMOULEY-KERZAZ



KERZAZIA, FONDÉE PAR LE CHÉRIF AHMED BEN MOUSSA-EL-HASSANIMOULEY-KERZAZ
(Né à Kerzaz vers l’an 907-908 de l’hégire, 1502 de J. C.,mort en 1016 de l’hégire, 1608 de J.-C.)
Au Sud du monastère de Khenatza, sur la route que suivent les caravanes pour aller au Touat, s’élève la zaouïa mère de la confrérie des Kerzazïa.
Le patron de cette corporation, Cheikh Ahmed ben Moussa-el-Hassani-Mouley-Kerzaz, fut, lui aussi, un de ces chorfa sahariens sanctifiés par leurs bonnes oeuvres; ses doctrines étaient celles des Chadelïa dont il était moqaddem ; son maître spirituel, le célèbre. Si Ahmed ben Youcef-el-Miliani, et son initiateur, Ahmed ben Abderrahman-es-Saheli.
De descendance idrisienne, il possédait, en outre, le don des miracles et, naturellement, Dieu lui confia la mission de fonder une confrérie à son vocable.
La chaîne de ses appuis mystiques est celle des Chadelïa proprement dits ; ses successeurs dans l’ordre spirituel et temporel furent : Mohammed ben Djerad, A’bderrahman-et-Hamzaoui, A’bderrahman ben Feldja, Mohammed ben A’bderrahman, Mohammed ben Mohammed-Mouley-el-hadj, El-Kebir- Hassoun ben Mahammed, A’li ben Hassoun, Mohammed ben Abdallah-Mouley- Djema’a, Mohammed ben Mohammed ech-Chérif-et-Touati, Mohammed A’li ben Mohammed, Mohammed ben A’li ben A’bderrahman, El-Kebir ben Mohammed, Sid-A’hmed ben Sid-el-Kebir-ben-Hadjaja, Si A’hmed ben Kebir, Si A’bderrahman ben Mahammed, chef actuel de la confrérie.
Les principes humanitaires du grand cheikh Mouley-Kerzaz étaient aussi développés que ceux du fondateur des Zianïa, mais ce dernier s’était attribué le rôle de patron des Berbères sédentaires et des nomades sans distinction, tandis que Cheikh-Mouley-Kerzaz se proclama le protecteur des populations qsouriennes victimes des Touareg pillards.
Sa zaouïa, asile inviolable des malheureux et des persécutés, s’opposait, comme un rempart, aux incursions des nomades.
Ses héritiers sont demeurés fidèles à ses traditions et la zaouïa de Kerzaz est encore aujourd’hui, le refuge des habitants des Qsours, en cas de troubles, et la maison du pauvre, de l’indigent et du malheureux, en tout temps.
La neutralité qu’ils s’efforcent de garder dans les rivalités locales s’étend aux gouvernements temporels établis. C’est ainsi que les Chorfa de Kherzaz sont en faveur à la Cour du Sultan du Maroc et qu’ils entretiennent en même temps, les meilleures relations avec nous. Depuis 1881, surtout, la France n’a eu qu’à se louer de leur attitude et aujourd’hui, plus que jamais, le grand maître de l’ordre paraît vouloir continuer à prêter son concours à notre action civilisatrice.
« J’ai l’honneur de vous rendre compte que Si Ahmed ben El-Kebir, ancien chef de la zaouïa de Kerzaz, est décédé le 5 djoumade-et-tsani (11 novembre 1896). Je l’ai remplacé et je vous adresse cette lettre pour vous prévenir de ma nomination. Je suivrai ses traces et serai, avec vous, comme il l’a été », écrivait Si A’bderrahman, il y a un an, au général commandant la subdivision d’Aïn-Sefra, et, depuis, il tient son engagement.
C’est un gage pour l’avenir ; car, la zaouïa de Kerzaz, située aux portes du Touat, peut nous être d’une grande utilité en favorisant nos entreprises dans ces contrées. Elle y possède, en effet, de nombreux domaines, des couvents secondaires et des représentants qui y jouissent d’un grand prestige.
Ses serviteurs religieux sont disséminés dans tout le désert, chez les Oulad-Djerir, Douï, les Ghenamena et parmi les populations sédentaires du Figuig, des Beni-Goumi, de l’Oued-Saoura et du Gourara.
Au Nord, elle est représentée dans les grandes villes du Maroc et en Algérie, elle compte près de trois mille adeptes.


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