
La daïra de Tabalbala a connu, en fin de semaine, un mouvement de protestation qui a conduit des citoyens de cette circonscription, située à 400 km au sud-ouest de Béchar, à bloquer l'entrée du siège de la daïra.C'est la deuxième fois au cours de la même semaine que les protestataires reviennent sur les lieux pour reprendre les mêmes slogans à caractère revendicatif. Ils ont exigé le départ du chef de la daïra qu'ils accusent de mauvaise gestion. La protestation a failli connaître une tournure grave évitée de justesse lorsqu'un homme âgé d'une quarantaine d'années a tenté de monter sur le toit du siège de la municipalité dans l'intention de s'immoler par le feu. Les contestataires l'ont empêché de commettre l'irréparable et se sont ensuite dispersés pour se donner rendez-vous aujourd'hui.Les revendications reposent sur une dénonciation de la mauvaise gestion des affaires publiques. Et de citer le dossier de l'attribution de logements sociaux et ruraux, des menaces et humiliation qu'aurait subies un membre de la société civile Onasc de Tabalbala. Les accusations portent aussi sur l'opacité qui entoure l'attribution des marchés publics, le retard dans l'examen des dossiers agricoles, l'acquisition d'un minibus de transport scolaire facturé neuf alors qu'il est d'occasion. Les protestataires ont mis en avant une dépense de 120 millions de dinars allouée à la construction d'un abattoir dont les travaux sont à l'état d'abandon. Le chef de la daïra a, de son côté, reconnu que sur les 35 logements sociaux, 28 ont été attribués à des femmes arguant que celles-ci sont des veuves ou des divorcées remplissant les conditions. Pour les hommes, dira-t-il, ils avaient bénéficié d'habitations rurales ou perçoivent des revenus supérieurs empêchant l'accession au logement social. Pour ce qui est des entrepreneurs venus de la wilaya d'Adrar dont est originaire le chef de la daïra, celui-ci n'y voit aucun inconvénient à partir du moment qu'ils se trouvent en possession de registres de commerce et ont soumissionné pour des projets. Quant à l'affaire du minibus usagé du ressort de l'APC, celui-ci a été acquis dans le cadre du programme communal de développement (PCD), a-t-il précisé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com