Une fois encore la pluie met à nu les tares d'Aïn El-Turck. Les intempéries enregistrées depuis lundi ont plongé cette ville dans un «black out». Les trois autres communes de la corniche, en l'occurrence Mers El-Kébir, Bousfer et El-Ançor, sont logées à la même enseigne. La pluie a fait un maximum de dégâts, au grand dam des citoyens livrés à eux-mêmes. La situation était, du reste, prévisible en regard des innombrables lacunes qui caractérisent le tissu urbain, les routes et les réseaux divers de cette daïra, notamment Aïn El-Turck-ville. Les premiers aspects de ce décor désastreux sont perceptibles sur la route de la corniche. Sur plusieurs tronçons, des pierres, dont certaines de gros calibre pouvant renverser un poids lourd, jonchent la chaussée. Nombre de familles se retrouvent sinistrées, leurs habitations précaires ont été inondées. C'est le cas des 43 familles du camping de Claire Fontaine, un centre de recasement créé il y a 17 ans. C'est aussi le cas des 50 familles du centre de vacances de Sonelgaz, à Cap Falcon, qui fait office d'un camping de recasement depuis 1992, et des 18 autres du centre dit de «Béchar». L'état dans lequel se trouvent ces familles est, pour le moins, lamentable. Au quartier Ferradj, l'effondrement partiel de deux habitations a été enregistré. Sur la route entre Aïn El-Turck et Cap Falcon, à hauteur des Dunes, un des kiosques de l'esplanade a été carrément déraciné et charrié par la crue vers la mer. La voirie urbaine, que ce soit à Aïn El-Turck ou dans les 3 autres communes, n'existe que de nom. Ces routes, qui ont «bouffé» des milliards, sont quasiment impraticables!
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com