Bechar - A la une

Béchar soigne ses plaies Après les incidents



La tension reste vive à Béchar, après les émeutes qui avaient secoué la ville, mardi dernier, suite aux sanctions prononcées par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), que préside M. Haddadj, à l'encontre de l'équipe de la JSS.
Les manifestations se sont poursuivies durant une bonne partie de la soirée. La ville tentait, hier, d'effacer les stigmates illustrant la colère d'une jeunesse frustrée par une «condamnation gratuite, injustifiée et partiale», dit-on. Les façades de plusieurs banques installées au centre-ville ont subi des dégâts : caméras de surveillance et vitres cassées, distributeurs de billets saccagés.
Le siège de la wilaya a lui aussi été attaqué à coups de pierres. Plusieurs vitres de la DRAG ont volé en éclats. Les affrontements entre policiers et jeunes manifestants, mardi dernier, ont fait une trentaine de blessés dans les deux camps, selon une source hospitalière. Il faut savoir que les jeunes blessés, dans des affrontements avec les forces de l'ordre, refusent toujours de se faire soigner au niveau des structures sanitaires publiques, afin d'éviter une éventuelle arrestation. C'est ce qui explique, d'ailleurs, le nombre moins élevé de blessés parmi les émeutiers. Le plus souvent, les blessés sont pris en charge par leurs amis ou dans les cas les plus sérieux, ils rentrent carrément chez eux. On pense que le bilan devrait être plus important.
Personne ici à Béchar ne doute de la partialité de la commission de M. Haddadj. «J'ai assisté à la rencontre et je peux témoigner que cette décision relève de la hogra. Si la commission a subi des pressions, comme on dit, alors qu'elle fasse rejouer les 30 minutes qui restaient du temps de la rencontre, dans un terrain neutre et à huis clos, chiche !», insiste un vieux commerçant. On a appris, par ailleurs, qu'il y a eu des arrestations, ces derniers jours, dans le milieu des manifestants, mais aucun responsable n'a pu (ou voulu) nous communiquer le nombre de personnes arrêtées et les éventuels chefs d'accusation.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)