Certains parmi ces protestataires cumulent, depuis leur recrutement, une ancienneté auprès de leur employeur de dix à dix-huit ans et continuent encore à percevoir mensuellement la modique indemnité de 3 000 DA.
S'estimant lésés et ne supportant plus de temporiser et d'attendre indéfiniment des promesses qui n'arrivent point, une cinquantaine de jeunes du dispositif du filet social et du pré-emploi, travaillant pour la plupart au sein des services de l'état civil de Béchar, sont descendus dans la rue pour faire entendre leurs voix en organisant un rassemblement devant le siège de la wilaya pour réclamer leur intégration dans la Fonction publique. Certains parmi eux cumulent, depuis leur recrutement, une ancienneté auprès de leur employeur de dix à dix-huit ans et continuent encore à percevoir mensuellement la modique indemnité de 3 000 DA.
Un texte réglementaire promulgué en 2011 a fait basculer ces jeunes du dispositif dit IAG à celui du DAIS, piloté par les services de la DAS qui gère, à travers la wilaya, 4 687 dossiers de ces candidats dont 1 368 pour la seule de commune de Béchar. Les dossiers gérés par l'ANEM comptent autant de candidatures sinon plus, a-t-on appris. Le rassemblement de protestation de fin de semaine dernière est appuyé par plusieurs revendications dont notamment le refus exprimé par ces jeunes du filet social de l'organisation par les administrations publiques de concours professionnels en vue d'une titularisation si celle-ci ne tient pas compte, en priorité, de l'ancienneté du candidat dans son poste de travail.
En deuxième lieu, ils ont exprimé également leur refus de continuer à travailler au sein des services de l'état civil, tâche à laquelle sont confinés nombre d'entre eux et qui exige une formation spécifique et impliquant à leurs yeux aussi une lourde responsabilité. Reçus par le wali, ils ont pu, néanmoins, obtenir pour ceux du pré-emploi, le renouvellement de leur contrat qui sera reconduit trois fois tous les deux ans. Promesse leur a été faite par le chef de l'exécutif de wilaya d'une mise en place d'une commission chargée du suivi du dossier de cette catégorie sociale, notamment pour tout recrutement qui sera décidé à l'avenir pour ce personnel du filet social et du pré-emploi.
Mais pour une source autorisée au fait de la question, le problème crucial que rencontrent ces employés régis par un statut précaire, réside essentiellement dans la limitation drastique de postes budgétaires attribués au compte-goutte par différents ministères et affectés aux collectivités locales.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com