
Les portes ouvertes organisées par les Douanes algériennes à Béchar, en fin de semaine dernière, sur le thème «Une stratégie au service de l'économie» ont été dominées par une question d'actualité, à savoir la sécurisation des frontières du pays.Devant un parterre de douaniers et de membres des services de sécurité, l'officier supérieur représentant du ministère de la Défense nationale a, dans son allocution, mis en évidence les défis sécuritaires auxquels l'Algérie est aujourd'hui confrontée. «Vingt millions de pièces d'armement non contrôlées circulent en Libye, qui plus est dans un pays où règne l'anarchie», a souligné l'orateur. Les grosses saisies d'armes de différents types opérées dans les villes de l'est du pays témoignent de l'activisme des groupes terroristes en Libye. «Mais la vigilance est de mise et le pays contrôle constamment les frontières afin de déjouer les visées des groupes terroristes», poursuit l'officier supérieur. Le pays attache la plus haute importance à la coordination et à la concertation avec tous les appareils de sécurité.«Nous avons des preuves que le produit de vente de la drogue est utilisé pour l'achat d'armes et constitue la principale source de financement des groupes terroristes», a encore indiqué l'intervenant, qui a ajouté que les saisies de drogue en provenance du Maroc ne sont un secret pour personne. Pour lutter efficacement contre le crime organisé, la coordination doit s'appuyer sur la formation d'agents compétents sur le terrain, a averti l'officier supérieur. A son tour, le procureur de la République de Béchar a salué le législateur algérien pour l'adoption de l'arsenal juridique de lutte contre le terrorisme. Mais le magistrat a cependant relevé, compte tenu de son expérience, des lacunes sur cette législation. «Le délai de la garde à vue est très court et l'officier de police judiciaire, instruit d'une affaire et appelé à la traiter dans une région lointaine, est souvent dépourvu de moyens de déplacement rapides inter-wilayas au regard de l'immensité du territoire national», avoue-t-il. Entre Béchar et Tamanrasset, Adrar ou El Oued, il y a plus d'un millier de kilomètres à parcourir et l'officier de la PJ ne peut effectuer ces distances que par voie aérienne pour mener à bien sa mission.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com