
Le projet de réalisation de l'hôpital psychiatrique inscrit en 2006 traine toujours alors que le service de psychiatrie de Debdaba continue à faire face à de multiples problèmes de gestion, d'internements des malades et souvent aussi de rupture de stock des médicaments.En fait, le service ne jouit pas de l'entière autonomie qui lui permet une gestion efficace mais reste dépendant de l'hôpital de Béchar. Avec une capacité d'accueil d'une vingtaine de lits, il continue à accueillir des malades de toute la région du sud-ouest y compris du Maroc dont deux ressortissants souffrant, ayant franchi la frontière et ramenés par les gardes frontières de la gendarmerie, y séjournent.Fonctionnant avec 3 médecins généralistes et 1 spécialiste, l'équilibre de la structure médicale en matière de disponibilité des places étant assurée, affirme-t-on, grâce à des sorties des malades stabilisés et non agités remis à leurs proches.On souligne aussi que le traitement injectable prescrit pour les malades hospitalisés y est disponible avec toutefois quelques ruptures momentanées. Mais pour le traitement en comprimés, les familles des personnes souffrantes doivent souvent les acheter chez les pharmacies privées. Mais pour le personnel gestionnaire de la structure médicale, l'hospitalisation de dizaines de déséquilibrés qui continuent à errer dans les rues de la ville, obéit à une procédure réglementaire (réquisition de l'autorité civile) et ne relève pas du service de l'hôpital dont la compétence reste limitée au seul niveau de la gestion.En tout état de cause, on indique que le projet de réalisation de l'hôpital psychiatrique programmé depuis dix ans pourrait incontestablement résoudre la problématique de l'accueil de cette frange de la population qui est en nette augmentation, si la procédure d'accueil des malades mentaux agités est aussi assouplie et simplifiée, confie notre interlocuteur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com