
Le public a été nombreux à visiter, hier, les stands dressés dans le hall de la Maison de la culture où sont exposés une multitude des produits de fabrication nationale. Ces articles sont appuyés par des slogans incitant à consommer algérien. Mais le public n'est pas dupe.Très conscient de la conjoncture économique du pays, il n'ignore point la faiblesse de l'appareil productif national, voire son inexistence dans plusieurs segments de l'économie, son incohérence et autres blocages. Néanmoins, ce même public a pu apprécier quelques modèles de production et autres initiatives à encourager dans le paysage économique morose.A l'exemple de ce producteur de lait de vache de Ouakda (petite agglomération agricole) qui assure que sa production peut aisément couvrir la quasi totalité des besoins de la commune de Béchar si la collecte de lait était convenablement organisée et cohérente sur le marché.Le deuxième exemple est celui d'un investisseur dans une briqueterie qui emploie plus d'une centaine d'ouvriers et qui a pu également, indique-t-il, atténuer le poids des charges des entrepreneurs locaux qui économisent un bénéfice de 20% sur place au lieu d'importer la brique rouge des villes du Nord.Hamadi, nouveau représentant du FCE à Béchar, voit dans cette campagne d'incitation à la consommation algérienne à la fois «un acte de solidarité nationale», une valorisation des matières premières (gisements inexploités) et une libération du marché algérien pouvant générer une offre de travail au profit des milliers de jeunes sans emploi. Pour un autre opérateur qui a investi dans une station de contrôle automobile, la production nationale passe par la réhabilitation de l'ancienne zone industrielle dont les travaux de réhabilitation trainent depuis des années (AEP, assainissement éclairage, etc).Mais pour un professeur de l'université de Béchar qui est revenu sur le thème récurrent de l'impérieuse nécessité de la diversification de l'économie nationale, a toutefois ciblé les tares et les incohérences qui freinent la production nationale. «Comment peut-on encourager la production nationale à partir du moment où la loi de finances 2015 met sur le même pied d'égalité, en matière de taux d'imposition sur le bénéfice, importateurs et producteurs nationaux' Une aberration!» souligne-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com