La soirée d'ouverture du 6e festival national de la musique Diwane de Bechar, a vu le passage du groupe marocain de chants engagés, "Lemchaheb", a été marquée par la présence d'un public nombreux, en grande partie des jeunes, ce qui a créé quelques débordements sans gravité et démontre l'envergure qu'a pris ce festival, a indiqué M. Zaidi Hocine.
Ce festival, auquel prennent part une vingtaine de troupes, dont 12 en compétition, "constitue un moyen très important pour la promotion de ce patrimoine musical national", a-t-il précisé.
Le passage samedi en soirée des troupes de Diwane BA hadja d'Alger, Gnawa de Blida et Sara Ksar de Bechar, a été une occasion pour ces troupes de confirmer leur statut et de s'illustrer.
En effet les différentes compositions et les représentations artistiques, hautes en couleurs, de ces troupes a permis aux spectateurs, dont de nombreuses familles, d'apprécier les différentes danses et chorégraphies de ces troupes, appuyées par un jeu musical à la hauteur des attentes du public, connaisseur du Diwane.
Ces trois troupes en compétition ont démontré une connaissance et une maîtrise parfaite des textes et musique Diwane, augurant d'une "réelle pérennité" de cette expression musicale et chorégraphique, selon des spécialistes et chercheurs dans ce genre musicale, présents à Bechar pour la circonstance, dont Dr.S enouci Saliha chercheur en patrimoine musical populaire au centre de recherche d'anthropologie sociale et culture d'Oran (CRASC).
En marge des représentations artistiques, un cycle de conférences-débats sur le thème "Diwane, art et tradition culture" est organisé à la maison de la culture. Divers sujets, à l'exemple de la "musique Diwane entre tradition et modernité", "le rôle social de la musique Diwane", et les modes de préservation et de classification de cet art, sont débattus par des chercheurs nationaux.
Pour cette édition, le commissariat du festival a innové par la projection, ce dimanche, du film-musical "Tagnawittude", de Rahma Benhamou El Madani. Cette 'uvre cinématographique de 1h 20 minutes, démontre le passage du Diwane algérien et Gnaoui marocain du sacré au profane, à travers des interviews réalisés avec Kateb Amazigh et plusieurs autres Maâlems (maitres) de cette musique.
La réalisatrice, qui a animé un débat à l'issue de la projection de sa production, a estimé que son travail s'inscrit dans la "logique des nouvelles réalités de cette musique, qui du sacré est passée en une décennie en de véritables grands spectacles, donnés par des musiciens algériens et marocains à travers le monde, d'où le succès mondial que connaît ce genre musical ancestral, dont l'héritage culturel est partagé par l'ensemble des peuples du Maghreb", a-t-elle souligné.
APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Maghreb Emergent
Source : www.maghrebemergent.info