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Aïn Defla



La maison de la culture Emir Abdelkader a abrité, mercredi dernier, une importante journée d'études portant sur la pêche continentale présentée comme une source inestimable de richesse à développer, eu égard aux potentialités hydriques existantes dans différentes wilayas du pays et principalement et particulièrement dans la wilaya de Aïn Defla. Le thème de cette journée ayant été instruit par le ministre de l'Agriculture, lors de sa dernière visite dans la wilaya le 16 novembre dernier, a-t-on indiqué.Intéressés par le thème, les agriculteurs étaient très nombreux à participer aux travaux de cette journée. Le wali, avant de procéder à l'ouverture officielle des travaux en présence du directeur national de la pêche M. Taha Hamouche, des autorités civiles et militaires, du P/APW et des directeurs de l'exécutif, a dressé un tableau des potentialités de la wilaya en matière d'infrastructures hydriques et d'investissements déjà productifs et en voie de l'être. Ainsi selon les chiffres qu'il a énoncés, la wilaya de Aïn Defla dispose de 2 567 ha de plan d'eau avec ses 5 grands barrages, ses 4 petits barrages, ses 9 retenues collinaires et ses 1200 bassins d'irrigation, soit une capacité de production de 1500 t de poissons d'eau douce de différentes espèces, carpes, pilapiat et sandre (poisson marin adapté à l'eau douce et très apprécié) entre autres.
Toujours selon le chef de l'exécutif de la wilaya Aziz Benyoucef, il a été enregistré, en 2017, 8 projets d'investissements portant sur une capacité de production de 400 t/an. De plus, indique-t-il, il a été enregistré 5 projets d'investissement dans cette filière pour exploiter 23 ha de plan d'eau et qui généreront 60 postes d'emplois directs. La wilaya de Aïn Defla dispose aussi de 1 200 bassins d'irrigation à même, une fois ensemencés, de produire 5 q chacun de poisson d'eau douce par an. L'intervenant a, par ailleurs, fait ressortir que l'eau provenant de la pisciculture de ces bassins peut non seulement remplacer les engrais chimiques mais aussi permettre de cultiver des produits entièrement «bio». Taha Hamouche, représentant du ministre de l'Agriculture, prenant la parole à son tour, a fait savoir que le pays dispose en plus des barrages et autres retenues, quelque 14 000 bassins d'irrigation, que 50 projets d'investissement dans ce secteur ont été inscrits, ayant pour objectif de produire 25 000 tonnes et que 250 dossiers d'investissements ont été déposés. L'intervenant ajoute que le projet à moyen terme est de produire quelque 100 000 tonnes.
Le responsable indique aussi que 1500 pisciculteurs ont été formés dans les différents instituts. Le poisson d'eau douce est, dit-il très apprécié en Europe et dans bien d'autres pays en indiquant que l'exportation de cette richesse a déjà été entamée puisqu'à partir du barrage de Ghrib (Oued Chorfa-Aïn Defla) des quantités ont été dejàexportées à destination de l'Europe et qu'à partir de Béchar, d'autres quantités ont été exportées à destination de la Tunisie. Le président de la Chambre de l'agriculture Hadj Djalali, tout en insistant sur la coordination de tous les secteurs, a rappelé que «il fut un temps où on nous reprochait de gaspiller les deniers de l'Etat en réalisant ces milliers de bassins à travers tout le pays, maintenant, ces bassins sont devenus non seulement très utiles pour l'irrigation mais aussi producteurs d'engrais biologiques et peuvent remplacer les engrais chimiques, donc des dépenses en moins mais aussi chaque bassin à lui seul, est devenu un outil de production de richesse».
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