Batna - Revue de Presse

Yazid Zerhouni Ces menaces qui pèsent dans le Sud



Zerhouni a affirmé hier d'In Salah, que les services de sécurité, tous corps confondus, ont été renforcés en moyens humains et matériels pour faire face aux menaces qui pèsent dans le Sud. Cette précision, le ministre la fera comme réponse à une question sur le risque de propagation en Algérie des problèmes sécuritaires à partir du Mali et du Niger.  «Il y a des problèmes internes au Mali, notre politique n'est pas d'interférer dans les affaires internes des autres pays, mais l'Algérie a toujours participé à toute action de stabilité, fort heureusement sa contribution a permis sérieusement de ramener la stabilité dans les pays voisins», a-t-il indiqué. Il sera appelé à se prononcer sur une éventuelle participation des Touaregs algériens dans des opérations d'instabilité. «Je ne pense pas que les Touaregs algériens puissent réagir surtout au regard des programmes lancés dans la région, au contraire, ils ont joué un rôle positif dans la région en faveur de la stabilité». Zerhouni confirmera «toutes les informations parues ces derniers temps dans la presse, relatives au démantèlement de réseaux ou d'arrestation de terroristes, cela prouve que les services de sécurité ont adapté leurs interventions aux méthodes utilisées par les terroristes». Il réitéra son appel «pressant» à la vigilance à l'attention de toutes les populations du pays. Les changements annoncés par le Directeur général de la DGSN au sein de la police ne sont pas, selon lui, nouveaux. Des programmes sont, dit-il, lancés depuis 2005 visant la formation et le perfectionnement des services de sécurité. «Les effectifs de la police et de la gendarmerie seront doublés pour protéger les zones sensibles et particulièrement les édifices ciblés», dira-t-il. A propos de la fouille au corps effectuée sur les citoyens venus accueillir le président, il lancera : «ce serait bête de ne pas le faire après l'attentat de Batna» mais à Tam, il n'y avait pas eu cela, dira le journaliste. Si, répondit-il, la police a été plus discrète. Au plan des collectivités locales, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur fera savoir que «21 communes uniquement n'ont pas procédé à l'installation de leur président». Il estimera qu'en matière d'élection, la transparence du scrutin des dernières locales a été vérifiée. «Elle a été consolidée en 2002 et manifeste en 2007», ajoute-il. Non sans souligner que «nous le devons aux partis politiques qui ont présenté des candidats de qualité, le niveau des élus est élevé, leur renouvellement correspond à la nouvelle société algérienne en terme d'âge et de formation». Zerhouni indiquera que pour la première fois, «les élus seront tenus d'élaborer des programmes de travail pour leurs communes tout en fixant précisément leurs priorités». Ces programmes couvriront selon lui, la durée de leur mandat. Ils devront aussi les élaborer «avec une grande ouverture sur la société civile, «des comités de quartiers par exemple». D'une pierre deux coups, les présidents d'APC sauront, dit-il, ainsi sur quoi mobiliser leurs efforts et ils mobiliseront en même temps la société civile». Avant de répondre aux questions des journalistes, Zerhouni fera savoir que la wilaya de Tam a bénéficié d'un programme complémentaire en plus de celui classique et celui du Sud, pour un montant de 4.250 000 000 DA. Nouveauté dans l'habitat, 50 millions de centimes seront octroyés à 6.500 familles pour réhabiliter leur logement. «Tentez l'expérience, si ça marche, d'accord, sinon construisez !», avait ordonné le président l'avant-veille lors de sa visite de travail à Tam. Le ministre présentera les évolutions de la wilaya en matière de développement en chiffres. Si ces chiffres avoisineraient la moyenne nationale, au plan pratique, sur le terrain, leur niveau en termes de réalisations cache mal la pauvreté qui sévit parmi les populations. «Nous n'avons presque rien, nous souffrons terriblement, faites-le savoir au président», lançaient les citoyens à chaque fois qu'ils pouvaient le faire à des journalistes.
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