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Une pharmacienne en appelle à l'application de la loi



Une pharmacienne en appelle à l'application de la loi
Saliha Ali-Bouacida, pharmacienne de son état, n'arrive pas à s'expliquer ce qu'elle qualifie d' «acharnement» du directeur de la santé et de la population de Batna (DSP) contre sa personne.Cet acharnement, nous a-t-elle raconté, a débuté au moment où elle l'a appelé à appliquer la loi en vigueur portant ouverture d'officines. En effet, selon elle, un pharmacien s'est installée dans sa proximité, alors que la réglementation impose une distance minimale de 200 m entre deux officines. Réagissant à l'appel, le DSP a, en effet, appliqué les dispositions légales, il a ordonné, selon un document en notre possession, la fermeture de la pharmacie intruse. Quelque temps après, ajoute notre interlocutrice, il décide le gel de ladite décision.A partir de ce moment, a-t-elle ajouté, «des commissions de contrôle ont commencé à affluer chez moi pour constater mes absences». La réglementation veut bien sûr que le pharmacien soit quotidiennement présent à son officine ou se faire remplacer en cas d'absence par un autre dûment agréé par le conseil de l'Ordre des pharmaciens. Les commissions n'ayant pas suffi, nous dit Mme Ali-Bouacida, le DSP a ouvert une enquête auprès de la police des frontières (PAF) afin «de contrôler mes sorties à l'étranger».Et depuis quand est-il devenu anormal pour les citoyens de voyager à l'étranger ' se demande-t-elle, considérant que l'opération n'est rien d'autre qu'une immixtion dans sa vie privée. Ceci dit, le DSP aboutit en fin de compte à la fermeture de l'officine plaignante et autorise l'activité de celle mise en cause ! Face à cette situation qu'elle qualifie de pure «hogra», elle en appelle à une commission d'enquête ministérielle, seule à même de trancher la question, d'autant plus, a-t-elle insisté, que plusieurs pharmaciens sont absents de leur officine et n'ont jamais été inquiétés.Après avoir tapé à toutes les portes, elle a été reçue mardi par le secrétaire général de wilaya qui lui a promis de se pencher sérieusement sur son cas. Rassérénée par l'audience que lui a consacrée le SG de wilaya, notre pharmacienne nourrit l'espoir de rouvrir son officine qui représente sa seule ressource. Le DSP, faut-il signaler, est resté injoignable en dépit de nombreuses tentatives de le contacter pour avoir son avis sur cette affaire.


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