La promotion du lavage des mains est la première condition à respecter dans toute la chaîne des soins.
La qualité et la sécurité des soins à l'hôpital constituent aujourd'hui une priorité du système de santé. Les spécialistes plaident pour une meilleure protection des patients et du personnel médical. Pour ce faire, plusieurs procédés techniques sont mis à jour, objet du débat, hier, lors de la journée scientifique des paramédicaux de l'hôpital de Kouba, organisée par le comité paramédical de formation continue.
Plusieurs thèmes portent sur l'importance de la qualité des soins et des services hospitaliers au sein de l'établissement. Pour le coordinateur des activités paramédicales, M. Selmati, organisateur de cette manifestation, cette journée s'inscrit dans le cadre de la formation continue au profit des paramédicaux sur les mécanismes à respecter en matière de sécurité des soins. «Avec un personnel formé, il est possible d'avoir des soins de qualité et moins de risque de contamination», a-t-il souligné. Le système d'information au service des soins est également un des éléments à ne pas négliger, a expliqué le docteur Benamerouche, spécialiste en informatique hospitalière. Il est important, a-t-il précisé, d'organiser l'information hospitalière pour une meilleure circulation de celle-ci et ceci de façon rationnelle. Il a insisté sur la formation spécifique de tous les acteurs, y compris les rangs des professeurs en médecine.
Une affaire de tout le monde
La formation est donc un préalable, a insisté le professeur Touchene, chef de service de médecine interne à l'hôpital de Kouba, pour justement assurer une meilleure sécurité des soins et donner les meilleurs soins possibles.
La sécurité des soins est l'affaire de tous, sont unanimes à souligner les intervenants. Dans le souci d'améliorer les conditions d'accueil au niveau de l'hôpital de Kouba, une étude a été réalisée dans l'établissement à travers les différents services. Une évaluation qui a révélé des aspects positifs et négatifs, que ce soit dans l'accès au service, la qualité des soins, la nourriture et l'hygiène.
Une question qui a été au centre des débats lors de cette journée. La promotion du lavage des mains est la première condition à respecter dans toute la chaîne des soins.
La décontamination des dispositifs médicaux réutilisables, tels que l'instrumentalisation chirurgicale, a été également un des aspects importants de cette rencontre scientifique. Pour la directrice technique de Nosoclean, Samira Boudedja, il y a de nouvelles méthodes de stérilisation de ce type de matériels. «Le procédé de référence à l'hôpital pour la stérilisation est l'autoclave à vapeur d'eau. Le cycle approprié est la classe B dédiée pour toutes les charges, à savoir corps creux, solide et poreux. Ce qui permet de réduire d'une façon significative les risques des infections nosocomiales. La stérilisation des instruments chirurgicaux est un maillon important dans la chaîne de lutte contre les infections associées aux soins», a-t-elle expliqué, avant de montrer un film sur le processus de stérilisation de ces instruments au CHU de Batna qui vient d'être doté d'un autoclave et de tous les accessoires pour une décontamination qui assure une chaîne d'asepsie selon les normes internationales.
Mme Boudedja a tenu à souligner que la prévalence des infection nosocomiales varie d'un établissement de santé à l'autre et la moyenne nationale est estimée entre 12 à 15% et beaucoup d'efforts ont été réalisés dans certains hôpitaux en citant l'exemple du CHU de Batna.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila Kourta
Source : www.elwatan.com