Batna - A la une

Un restaurant haut standing attend l'autorisation d'ouverture Alors que la ville manque d'infrastructures touristiques



Le propriétaire des lieux s'insurge contre les lenteurs administratives, en dépit des sommes importantes qu'il a investies.
Batna, au vu de l'attitude des autorités concernées, donne l'impression de souffrir d'une crise de masochisme quant à son infrastructure touristique. D'abord, l'hôtellerie. Le Chélia, même retapé, ne présente pas de mine et ne cesse de faire jaser les clients. L'hôtel Hazem, très étroit et dont la demande d'autorisation pour son extension émise par le propriétaire, est refusée.
Un troisième dont la capacité d'accueil est également en deçà de la demande et il s'agit de l'hôtel Salim. L'autre aspect inhérent à cette infrastructure est la restauration. Sur ce volet, on ne peut pas dire que la ville de Batna soit gâtée. Trois ou quatre restaurants qui n'offrent non seulement pas le luxe escompté par le type d'activité qu'exige le secteur du tourisme, mais, encore mieux, n'arrivent même pas à satisfaire la demande. En sus de cette situation, plusieurs investisseurs n'arrivent pas à s'expliquer le luxe que se payent les autorités à leur refuser l'octroi des licences d'exploitation. Le cas de l'un d'eux, en l'occurrence Yahia Slimane, qui attend le fameux quitus depuis 2003.
Las d'attendre la réponse de la part du directeur de la réglementation de l'administration générale (DRAG), il a saisi le wali pour intercéder en sa faveur. L'investissement, apport personnel, dit-il dans cette lettre, s'est élevé à «un montant de 6 MDA». Il s'agit d'un restaurant haut standing qui n'attend que l'ouverture; il dira à ce propos: «Cet établissement situé à la sortie ouest de la ville de Batna, à proximité de la gare routière, est fin prêt pour son homologation et son ouverture imminente». Au-dessus du restaurant est prévu l'aménagement d'une vingtaine de chambres qui seront d'une grande utilité pour les voyageurs qui arrivent à Batna. Sachant d'avance qu'il lui serait plus difficile de bénéficier d'une licence autorisant les boissons alcoolisées, Yahia Slimane se contentera d'un restaurant avec boissons gazeuses et eau minérale.
Néanmoins, il dira ceci : «Au même lieu, je tenais un dépôt de boissons alcoolisées qui en 1997 a fait l'objet d'un attentat terroriste. Sans aucune indemnisation, j'ai repris mon activité pour qu'en 2008 les autorités décident la fermeture dudit dépôt suite à un incident qui m'avait alors coûté 56 jours de prison». Un non-lieu prononcé par le juge et il est libéré, mais l'autorisation de rouvrir son commerce ne lui a jamais été délivrée. A cet effet il s'insurge de voir deux dépôts qui activent sans que leurs propriétaires ne soient inquiétés outre mesure, alors que personne n'ignore qu'ils n'ont aucune autorisation.
Pour ce cas précis, la loi est pourtant claire, dans son article 10, et l'ordonnance n°75-59 du 29 avril 1975 relative à la réglementation administrative des débits de boissons, ne l'est pas moins : «la fermeture des débits de boissons et des restaurants peut être ordonnée par arrêté du wali pour une durée n'excédant pas 6 mois». Voilà quatre ans que l'établissement en question est fermé en dépit de plusieurs demandes de la part du propriétaire. Aujourd'hui, de nouvelles justifications sont avancées ; entre autre, l'érection d'une mosquée pas loin dudit dépôt !
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