C'est aujourd'hui que la grève des syndicats autonomes de la santé publique arrive à son terme.
Ponctuée par des rassemblements d'ampleur et des sit-in au niveau des principaux centres hospitaliers des wilayas de l'Est, en présence des chefs d'état-major des quatre syndicats grévistes, cette action, ultime recours des professionnels de la santé pour faire valoir leurs droits, a remporté un franc succès avec un taux de participation affirmé. En réalité, la décision d'interdire la grève prise par la justice et la tutelle n'aura fait qu'accentuer la conviction des grévistes quant au bien-fondé de leurs revendications socioprofessionnelles. Le docteur Rachid Hamlaoui, coordinateur du SNPSP pour 18 wilayas de l'Est, dira à ce propos : « Aucune notification de justice quant à l'illégalité de la grève ne nous a été transmise et c'est en sens que nous sommes décidés à aller avec fermeté, sans concession aucune, jusqu'au bout de notre action. » Et d'ajouter : « Cette action a été un franc succès et une gifle cinglante aux pouvoirs publics. » A Constantine, sans fléchir d'un iota, le débrayage a atteint des proportions record, enregistrant chaque jour une participation plus marquée. La barre des 98% de suivi de grève était plus que palpable au vu du vide qui a caractérisé les hospitaux, les centres de santé et polycliniques de la wilaya.A Mila, « la quasi-totalité des hôpitaux et structures de santé était paralysée hier, au quatrième jour de la grève nationale décrétée par la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique », révèle le docteur Abdelatif Bentounsi, président du bureau du SNPSP, au siège de la DSP. Le taux d'adhésion au mouvement de protestation a atteint, selon ce dernier, 100%. En réponse à une prétendue invalidation de la protesta, il a martelé : « Les professionnels de la santé publique sont résolument déterminés à poursuivre la grève, car en dehors des directives émanant de notre coordination, nous n'avons d'ordre à recevoir de personne. » A Batna, seul le Syndicat des praticiens de la santé publique, présidé par le docteur Rédha Amar, a participé de manière vigoureuse à la grève décrétée par la Coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique. Réunis en assemblée extraordinaire, une centaine de médecins a, à l'unanimité, approuvé la plate-forme des revendications du CNSAFP, comptant ainsi marquer de leur présence, en force, le sit-in prévu aujourd'hui à l'EPSP de la cité Kéchida. Notons, enfin, que les états-majors des syndicats grévistes ont éprouvé beaucoup de mal à contenir leurs bases, qui tendent à bousculer leurs structures organiques afin de les contraindre à aller vers des actions plus radicales, telles une démission collective ou l'arrêt de toutes les prestations, même au niveau des urgences.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rédaction régionale
Source : www.elwatan.com