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Un championnat à mettre aux oubliettes



Un championnat à mettre aux oubliettes
Cette saison s'est achevée avec trop d'erreurs d'arbitrage, un regain de violence dans nos stades et surtout sur fond de combines et de suspicion.
La saison footbalistique 2011-2012, a donc, officiellement, pris fin hier, avec le déroulement de la 30e et dernière journée du championnat professionnel de Ligue 1. Un dernier exercice qui a, pour rappel, consacré l'ES Sétif et renvoyé en Ligue 2 le NAHD, le MCS, et, enfin, l'ASK. Trois clubs qui ont complètement raté leur saison, notamment les Sang et Or du Nasria dont le retour en Ligue 1 a, malheureusement, tourné court, une année seulement après leur accession en compagnie du CS Constantine et du CA Batna. Les Sanafir du CSC ainsi que les Cabistes des Aurès, ont de leur côté, plus ou moins réussi leur dernier come-back parmi les ténors de la Ligue 1. Ce qui permet à deux grandes villes de l'Est comme Constantine et Batna, de figurer la saison prochaine sur le devant de la scène footballistique.
Les Clubistes de l'antique Cirta ont, d'ailleurs, réussi un très bon parcours en Coupe d'Algérie, après avoir pu accéder pour la première fois au dernier carré. Il n'en demeure pas moins que ce sont finalement les Batnéens du CAB qui ont fait preuve de meilleure régularité en championnat, parmi les trois promus cette saison. Un dernier championnat qui a surtout été marqué par le ratage d'un ténor de la trempe de la JS Kabylie, alors que l'autre club kabyle, en l'occurrence la JSM Béjaïa a réussi à se maintenir dans le haut du tableau. Une formation qui a d'ailleurs raté d'un rien le titre de champion, au même titre que l'USM Alger. Une équipe usmiste qui semblait posséder cette saison assez d'arguments pour renouer avec le titre qu'elle n'a plus remporté depuis juin 2003, l'année de son fameux doublé. L'autre grande déception est venue de l'USM El Harrach qui avait pourtant effectué une phase aller presque tonitruante, avant de rentrer dans le rang dès l'entame de la seconde phase, sanctionnée d'ailleurs par une défaite à domicile devant le MC Oran. Des Hamraoua qui ont longtemps fait figure de sérieux candidat à la descente en Ligue 2, avant de se rebiffer au cours des 8 dernières journées. Un Mouloudia d'Oran qui a effectué une meilleure fin de championnat que le reste des autres formations.
Une deuxième partie du championnat qui a vu aussi le Mouloudia d'Alger nettement plus entreprenant que son premier parcours, et qui aurait pu surtout se mêler à plusieurs ténors en course pour une place sur le podium final.
Les éternels problèmes internes au sein de ce club ont énormément influé sur le rendement de l'équipe. Le CR Belouizdad a été auteur d'un parcours plus qu'honorable. Mais les Belouizdadis sont finalement restés totalement sur leur faim. Le dernier finaliste malheureux de la Coupe d'Algérie a raté la dernière marche, notamment après son match perdu au 20-Août contre le CA Batna. Un profond sentiment de regret, et surtout de gâchis du côté belouizdadi, notamment après la belle victoire arrachée en déplacement aux dépens de l'ES Sétif.
Des Ententistes qui ont par contre réussi à reprendre les commandes du championnat, notamment grâce à un concours de circonstances qui paraissait pourtant en leur défaveur, mais qui a pris une autre tournure, après le succès des Béjaouis à Bologhine, aux dépens de l'USM Alger. Une fin de championnat qui a vu l'ASO Chlef préserver jusqu'au bout son invincibilité à domicile, même si les Chélifiens ont finalement perdu leur dernier titre de champion au profit des Sétifiens. L'ASO aura également été le seul club à ne pas connaître la défaite chez lui cette saison, au même titre que le WA Tlemcen. Mais les Widadis ont baissé pied une seule fois à domicile, en quart de finale de la Coupe d'Algérie. Le WAT et l'ASO Chlef ont été les seules formations à disputer le championnat sans changer d'entraîneur en cours de saison. Mais le championnat professionnel de Ligue 1 qui vient de s'achever a, malheureusement, trop souvent été faussé par de très graves erreurs d'arbitrage sans précédent, et aussi un regain de violence dans nos stades, fond de combines et de suspicion.
Un bilan mi-figue mi-raisin, sous l'ère d'une ligue chargée pour la première fois du championnat professionnel de Ligue 1, et qui a souvent montré beaucoup d'incohérence dans ses décisions, avec à sa tête un président, en fin de compte continuellement contesté de toute part.
La première expérience de la Ligue en charge du championnat professionnel, concernant notamment la Ligue 1, n'a finalement pas réuni autour de Mahfoud Kerbadj tout le consensus nécessaire.


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