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Tout le monde se renvoie la balle Hamla III une nouvelle ville dortoir



Tout le monde se renvoie la balle Hamla III une nouvelle ville dortoir
Hormis quelques commerces, les habitants sont privés de toutes les autres commodités de base, alors que les chantiers n'en finissent pas.
Après la visite de suivi du wali de Batna, El Hocine Mazouz, à la nouvelle ville Hamla III en fin de semaine, rien ne semble encore se mouvoir quant à l'avancement des travaux des infrastructures. Le rythme de travail, les méthodes et la fréquence y sont toujours les mêmes. Faits étonnants, lorsque l'on sait qu'au cours de sa visite, qui était pour le moins minutieuse, le premier responsable de l'exécutif a constaté le retard accusé par beaucoup d'entrepreneurs dans la réalisation de plusieurs infrastructures d'utilité publique. Il a rappelé, d'un ton incisif, les entrepreneurs concernés à l'ordre en leur faisant porter l'entière responsabilité du retard dans les travaux. Parmi ces chantiers, celui de l'école de douane qui, selon ses déclarations, n'a pas avancé depuis sa dernière visite.
Il a menacé l'entrepreneur de lui retirer le projet si «le visage de l'école ne change pas d'ici 10 jours». Les travailleurs rencontrés sur les lieux expliquent que ce qui entrave leur avancement est sans doute la construction des blocs manquants. «L'installation du chauffage est à 90% ; celle de l'assainissement est aussi très avancée, mais la réalisation des deux blocs restants, qui a pris du retard, entrave la quasi-totalité du chantier», a déclaré l'un d'eux, ajoutant que selon son expérience sur ce chantier, on ne peut hausser le rythme de travail, les maçons et les man'uvres travaillant à la tâche. En outre, le retard accusé dans la réalisation d'une piscine semi-olympique est de deux ans.
Le premier responsable de l'exécutif, qui était indigné lors de sa visite, a ordonné à l'entreprise de réalisation de relancer rapidement les travaux et de corriger les anomalies de construction observées, sous peine de procédures à son encontre. Un des travailleurs rencontrés sur place explique cela par les décisions «inexpliquées» de la DJS. En effet, selon lui, cette direction qui chapeaute ce projet, a suspendu le financement de l'entrepreneur. «Le chantier a débuté avec celui de la direction de la Protection civile, située à une centaine de mètres de là. Celui-là a été réceptionné il y a environ deux ans, alors que le nôtre est loin de l'être», nous a-t-il informé.
Les vieux réflexes ont la peau dure
Ce legs de mauvaise gestion vient s'ajouter à ceux laissés par l'ancien directeur de la jeunesse et des sports, Abderhamane Iltache. Les méthodes de gestion de ce dernier, rappelle-t-on, ont défrayé la chronique locale avec notamment un chapiteau censé être un cybercafé qui a coûté plus d'un milliard de centimes. Le wali a également sommé le directeur de l'habitat d'avertir les entrepreneurs chargés de la réalisation des logements participatifs en retard sur le calendrier, que ces projets leur seront définitivement retirés s'ils ne sont pas rapidement achevés. Par ailleurs, en marge de sa visite, le wali a annoncé le début des distributions de logements à Hamla III avant la fin du mois de juin de l'année en cours. L'opération commencera progressivement, selon lui, avec 1000 logements dans le cadre de l'habitat précaire, pour toucher aussi une partie des bénéficiaires des 1800 logements distribués récemment. Par ailleurs, le cadre de vie des habitants de toute la nouvelle ville ne s'est pas amélioré d'une once.
La raison, entre autres, est l'absence de la plupart des infrastructures de service public en mesure de répondre aux attentes des riverains. Hormis les commerces de quelques privés, qui longent le boulevard central, les résidants sont dans l'incapacité d'accéder aux soins médicaux de base, aux services de poste, ni à aucun autre service public. Depuis la fin de 2009, le nombre d'habitants ne cesse d'augmenter pour atteindre maintenant plus de 10 000, ajouté à cela l'implantation de 4 cités universitaires, dont les besoins élémentaires ne sont pas satisfaits. Le même schéma semble se dessiner. L'ombre d'une nouvelle cité dortoir se profile à l'horizon. Des milliers de citoyens subiront encore une fois la loi de la survie.
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