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Semestre jalonné par des grèves perlées



Semestre jalonné par des grèves perlées
Les différentes organisations semblent n'exister que pour perturber les études.Ce sont 6 départements qui sont à l'arrêt à l'université Batna 1. Un arrêt décidé par plusieurs organisations estudiantines, qui, n'ayant pas de base réelle, usent de leur statut d'organisations agréées pour imposer leurs décisions concernant les étudiants. Ainsi, une dizaine de membres de la Ligue nationale des étudiants algériens (LNEA) ont fermé, mardi matin, le département des sciences économiques, privant 1200 étudiants de circuler librement et des centaines parmi eux de passer leurs examens de rattrapage.Abdenacer Mrah, représentant de la LNEA, nous a affirmé que les revendications affichées sont légitimes et justifient l'entreprise d'une telle action, fût-elle illégale. Or, la réalité est toute autre. Ce sont des revendications vagues et inopportunes qui ne servent qu'à justifier la grève auprès de l'administration et des étudiants.Des sources proches de l'administration nous ont affirmé qu'il s'agit d'une riposte d'un des membres de l'organisation, vexé, paraît-il, de n'avoir pas été reçu en grande pompe par le vice-doyen. «Nous avons proposé des solutions à l'amiable, mais elles ont été refusées par l'organisation concernée.», nous a affirmé ledit responsable, avant d'ajouter : «Nous préférons éviter la confrontation autant que faire se peut.»La faculté des sciences humaines et sociales, pour sa part, subit les foudres d'une organisation estudiantine nouvellement agréée, le Mouvement national des étudiants algériens (MNEA). En effet, lundi passé, les trois départements qui composent la faculté ont été interdits d'accès aux étudiants : le département des sciences de l'information et de la communication, le département de sociologie et celui de l'Histoire et de l'archéologie. Selon le chargé de communication du MNEA, Abdelkrim Saïdoun, il s'agit d'un mouvement de protestation visant à améliorer les conditions pédagogiques.Indifférence des étudiantsOr, des sources proches du département de l'information et de la communication nous ont affirmé que cette man?uvre vise à «marquer le territoire». «Le MNEA a demandé à la faculté de financer une de leurs activités, à l'instar d'une autre organisation. Le doyen leur a demandé d'être patients. C'est ce qui justifie leur colère», nous a-t-on confié. Outre les grèves de cette dernière semaine, le département de l'information et de la communication a subi plusieurs mouvements de protestation ces derniers mois.La présence en son sein de plusieurs bureaux d'organisations y est pour quelque chose. En effet, parmi les 14 organisations agréées à l'université Hadj Lakhdar, sept d'entre elles y sont installées. Ce qui représente la plus haute concentration de l'université. Par ailleurs, la masse d'étudiants semble moins impliquée dans les conflits entre l'administration et les organisations estudiantines.La majorité des étudiants interrogés, se sentant intimidés, estiment la méthode utilisée légitime et légale. «La quasi-totalité des grèves se passe de la sorte et personne ne réagit, ni le corps enseignant ni l'administration. Nous avons donc pensé que c'était ce qui devait se faire en pareil cas et que c'était légal», nous a expliqué un groupe d'étudiants. «Ils ont la griffe. Ils peuvent donc fermer les portes, non '» a ajouté un autre groupe.
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