L'association culturelle La Batnéenne, née au mois de septembre 2011, se trace comme objectif la préservation du patrimoine matériel et immatériel et la faune et la flore de la ville de Batna d'abord, des communes périphériques ensuite, pour enfin s'étaler à toutes les communes de la wilaya.
Son président, Malik Magra, nous a exprimé son amertume face au délitement de ce qui reste debout. C'est avec beaucoup de dépit qu'il a évoqué les vestiges datant de l'époque coloniale, à l'exemple du village nègre, perdu à jamais. Un village né avec la ville de Batna qui, malgré la mauvaise réputation qu'il avait, en raison de l'existence d'une maison close, se trouvant en son sein, représentait un pan de l'histoire de la capitale des Aurès. La maison de tolérance n'était pas une justification suffisante pour décider sa démolition, nous dira Malik Magra: «Ce village était également un lieu de retraite pour les premiers récalcitrants, qui refusaient la présence de la soldatesque coloniale. Isabelle Eberhardt, elle-même recherchée, était, alors, venue se réfugier dans ce village qu'elle décrit si bien dans une de ses nouvelles intitulée Yasmina».
L'association s'est également assignée comme mission de recenser «le patrimoine possible» et lutter afin de le classer patrimoine national en vue de le protéger. C'est ainsi que cette organisation s'attelle à attirer l'attention des autorités publiques sur les tendances à la précipitation pour la démolition de deux structures qui, selon Malik Magra, doivent être sauvegardées combien même elles menacent de s'effondrer. «Il s'agit de l'hôtel L'Orient et de la bâtisse qui abrite la banque centrale. Ce sont deux structures érigées au 19ème siècle, témoins de l'histoire de la ville de Batna et elles méritent d'être restaurées et servir à d'autres fins», estime notre interlocuteur qui pense à leur utilisation comme galerie d'art ou pourquoi pas comme musée.
En attendant, les adhérents de l'association s'affairent à préparer un gala pour le lancement de leur activité. Cette manifestation est prévue pour la mi-juin et pour rester dans le patrimoine, elle sera animée par le chanteur Youcef Boukhentache, lui-même partie prenante du patrimoine des Aurès.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com