
Cette histoire remonte à trois ans. Enseignant de guitare classique à la maison de la culture Mohamed Boudiaf à Bordj Bou Arréridj, Rafaâ Merabti profite de la pause pour sortir se promener à l'ombre des eucalyptus, dans le jardin du complexe culturel Aïcha Haddad, se trouvant juste à côté.Un jour, un gobelet de café à la main, il ramasse un morceau d'écorce d'un eucalyptus pour en faire un objet de décoration. Instantanément, l'homme se découvre soudain une passion pour ces écorces et autres objets perdus dans la nature.Des objets qu'il commence d'abord à ramasser, avant de les explorer, les manier, les assembler, leur insuffler une vie pour donner naissance à des merveilles.Avec ses mains expertes, et une imagination fertile, il donne naissance à de véritables ?uvres d'art sous forme de statuettes ou marionnettes, inspirées de la vie quotidienne mais aussi de l'art africain.On peut ainsi découvrir parmi ses créations, une mère portant son bébé derrière son dos, un guitariste assis, une dame au parapluie, un clown, un pêcheur sur une pirogue, une momie debout, un guerrier et autres. Une belle collection que le public constantinois a découverte samedi dernier lors de l'ouverture de la semaine culturelle de Bordj Arréridj organisée au Zénith. Agé de 40 ans, cet enfant originaire de la ville de Batna, qui enseigne à Bordj Bou Arréridj depuis cinq ans, raconte cette incursion dans un art original avec grande passion. «Toutes les ?uvres que j'ai réalisées sont à base de produits de récupération qu'on trouve dans la nature ou qui sont rejetés par la mer, mais j'utilise aussi l'inox, les os, le cuir, des morceaux de bois et du papier», déclare-t-il.Présentées déjà dans plusieurs expositions, les ?uvres de Rafaâ ne passent pas inaperçues. «Cela fait un grand plaisir pour moi quand je vois les gens s'intéresser à mon travail, notamment les enfants qui sont attirés par ces objets qui rappellent aussi pour moi mon enfance», révèle-t-il avec satisfaction. Discret et surtout modeste, Rafaâ avoue qu'il a réussi à avancer dans cet art grâce aux encouragements et aux conseils des artistes de Bordj Bou Arréridj, qui l'ont toujours poussé à aller de l'avant pour développer encore mieux ses capacités. Pour ceux qui désirent découvrir ces merveilles, ils n'ont qu'à aller voir l'exposition de Merabti Rafaâ au Zenith et qui se poursuit jusqu'à mardi prochain dans le cadre de la semaine culturelle de Bordj Bou Arréridj. Pour notre part, on ne peut que recommander à cet artiste une seule chose, c'est de ne pas s'arrêter en si bon chemin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arslan Selmane
Source : www.elwatan.com