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Protection des entreprises contre les malveillances «un immense retard en la matière», selon l'IHSI de Batna



Protection des entreprises contre les malveillances «un immense retard en la matière», selon l'IHSI de Batna
La sûreté interne des établissements (SIE) était le sujet autour duquel des experts et des universitaires se sont rencontrés le week-end passé pour tenir la première conférence internationale.Cette manifestation, organisée par l'institut d'hygiène et de sécurité industrielle (IHSI) de l'université Batna 2 a réuni, outre les universitaires, des industriels et des représentants d'entreprises nationales telles que SONELGAZ, SONATRACH et autres médecins-chefs de service.L'occasion était donnée à une quarantaine de communicants de se succéder au podium pour exprimer leurs avis et transmettre leurs expériences. Les débats ont permis de lever le voile sur les retards en la matière observés auprès de plusieurs entreprises.A cet effet Mohamed Ould Slimane, chef de service de chirurgie à l'hôpital de Kolea, a attiré l'attention de l'assistance sur l'absence de personnel dans le domaine de la sûreté interne dans l'organigramme des hôpitaux.C'est à juste titre que le professeur Jean François Narbonne du laboratoire EPOC, université de Bordeaux, dira dans l'une de ses interventions «que les hôpitaux et notamment les centres anti-cancer (CAC) sont de véritables bombes, d'où la nécessité de tous les doter d'équipes spécialisées dans le domaine».Hubert Seillan, professeur honoraire de droit du Danger, université de Bordeaux et de Paris Descartes, fondateur des éditions Préventique, avocat à la cour d'appel de Paris, est, pour sa part, d'avis que tous les établissements, qu'ils soient peu ou trop sensibles, doivent se doter de telles équipes pour parer à toute menace qu'elle soit endogène ou exogène. Il expliquera dans un entretien accordé à El Watan que la spécialité SIE doit relever aujourd'hui de nouveaux défis et notamment celui du terrorisme.Mohamed Dekakene, enseignant chercheur dans le domaine et expert-consultant, n'est pas d'accord avec l'introduction de cette spécialité dans la sécurité industrielle puisqu'il est d'avis que le terrorisme se combat avec les armes et non avec un tuyau d'eau, allusion aux incendies ! Par ailleurs, il dira qu'il faut des techniques de combats pour maîtriser les malveillants.A Hubert Seillan de répliquer que le terrorisme, aujourd'hui, use de nouvelles méthodes et n'a besoin parfois d'aucune arme à feux ; les produits chimiques sont autant dangereux ! En outre, il parlera du terrorisme informatique qui représente aujourd'hui une arme qui n'est pas des moindres.Enfin, le professeur Lylia Bahmed, chef de département de l'IHSI et présidente de la conférence se dit satisfaite des résultats de la conférence estimant qu'il est temps plus que jamais que les entreprises, qu'elles soient privées ou publiques, prennent conscience de l'intérêt de la sûreté internes de leurs sites.


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