Un mosaïste chaoui veut se réfugier à Tipasa.
Saisissant l'opportunité de l'organisation du mois du patrimoine, Touati Ferhat, un artisan venu de la lointaine Batna, s'est installé avec ses 'uvres aux musées de Tipasa et de Cherchell. Il continue à raser les murs, avec cet espoir de rencontrer une personne en mesure de l'aider pour concrétiser son projet. Avant de s'installer en mosaïste aujourd'hui, Touati Ferhat, père de famille, est un tourneur de métier depuis 2002, puis se transforme en marbrier, fabricant des colonnes, avant de se consacrer à la mosaïque. Sa métamorphose est le résultat de son amour pour l'archéologie et à cet art millénaire.
Il dispose d'un petit atelier à Batna dans lequel travaillent ses trois enfants. «J'espère trouver une aide pour pouvoir bénéficier d'une superficie ici à Tipasa, nous dit-il, pour créer une école de formation de mosaïstes et pouvoir produire des 'uvres en mosaïque», ajoute-t-il. Touati Ferhat achète du marbre dans les différentes localités de l'est et de l'ouest du pays. «Vous remarquez que je ne colore pas mes 'uvres, précise-t-il, il s'agit des 'uvres d'art naturel en couleur qui résistent à tous les aléas de la nature. Bien sûr, elles servent à la décoration murale des bureaux, des halls, des chambres et des façades des maisons et des bâtiments», enchaîne-t-il. Avec la pierre de marbre, il procède à la coupe d'une plaque de marbre en petits morceaux, les colle les unes aux autres, avant de réaliser ses 'uvres. Il existe plusieurs sortes de couleurs de marbre.
Les thèmes sont différents. Touati Ferhat arrive à recopier les rares et magnifiques 'uvres en mosaïques que nous croisons dans les musées. C'est un génie qui n'est pas encore connu, même chez lui à Batna. Ce n'est pas un hasard si les responsables des musées de Tipasa et de Cherchell lui ont ouvert leurs portes, car parallèlement à l'exposition de ses 'uvres, il forme quelques jeunes, en attendant la concrétisation de son v'u, construire une école de mosaïque dans la wilaya de Tipasa. Pour atteindre les responsables et leur faire part de ses ambitions, Touati Ferhat compte sur les médias pour se faire connaître et faire intéresser les jeunes à la mosaïque. L'archéologue Ferdi Sabah l'avait rencontré dans le passé à Batna. Encouragé par les responsables du secteur de la culture, il continue à persévérer. «Je vous assure que je suis sincère, nous avoue-t-il. Les jeunes peuvent trouver des issues pour assurer un avenir à travers cet art», conclut-il. Il suffit de cliquer sur cirta.marbre@yahoo.fr.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com