Les dégâts provoqués par la tempête, qui s’est abattue en juillet dernier sur la wilaya de Batna, s’annoncent très importants. On a dénombré des pertes considérables, en matière d’agriculture, dans plus de 10 localités. En effet, le secteur de l’agriculture a sérieusement été touché par les orages de grêle qui ont sévi, à Batna, au cours du mois de juillet dernier. D’importants dégâts sur les cultures fruitières et céréalières ont été enregistrés dans plus de 10 localités de la wilaya, ayant des conséquences désastreuses sur la pérennité des exploitations les plus fragiles, surtout dans la région montagneuse du sud de la wilaya. Des sources au fait du dossier évaluent les dégâts à plus de 10 milliards de centimes, notamment dans les communes de Sofiane, Barika, Boumeguer, Beni-Fedhala, Tilato, Oued-Taga, Ich’moul, Inoughissen, Bouzina et El-Madher. “On compte également des centaines d’hectares de cultures inondées par les eaux de crues. Plus de 15 000 arbres ont été détruits”, nous a déclaré un exploitant agricole. Pour la direction des secteurs agricoles de la wilaya, “le rapport sera fin prêt, après la réunion des subdivisionnaires, pour évaluer d’une manière exhaustive les dégâts occasionnés sur le secteur de l’agriculture et le taux du sinistre”, nous a indiqué le directeur contacté par téléphone. Ce dernier a précisé, par ailleurs, que “les quelques localités sérieusement touchées par les orages de grêle sont celles situées au niveau de la zone montagneuse… ”. Si pour les exploitants, le taux du sinistre a été évalué à 80%, le directeur, lui, estime que seule une évaluation pourra déterminer le taux exact du sinistre. Elle est, selon notre interlocuteur, toujours en cours. “C'est toute une année de travail et d'espoir qui a été anéanti en un clin d’œil !” se lamente un des agriculteurs rencontrés sur les lieux du drame. “Des crues comme nous n'en avions pas connu depuis longtemps se sont subitement déversées sur les champs et les vergers et ont tout détruit”, renchérit un autre qui précise que pour la majorité des exploitants ayant subi les dégâts, il n’existe pas d’assurance. De ce fait, ils s’interrogent sur la démarche à suivre auprès des responsables locaux afin de pouvoir amortir l’impact et alléger, un tant soit peu, les conséquences de cette catastrophe naturelle. Certains espèrent une aide potentielle en adéquation avec la situation, sinon c’est la faillite assurée pour bon nombre d’entre eux. Dans leurs discours, se dégage une inquiétude palpable quant à leur devenir, si l’on considère que l’agriculture est la seule source de subsistance pour eux.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B. Boumaïla
Source : www.liberte-algerie.com