Batna - A la une

On achève bien les colonels, enfin certains colonels !



On achève bien les colonels, enfin certains colonels !
Par Mostefa Hamouda*mspbatna @yahoo.comOui, on achève bien les colonels ! Enfin, certains colonels, même dans l'Au-delà , territoire pourtant réservé à Dieu !En lisant l'article de M. Nouri Nesrouche sur El Watan en date de 4 février 2017 et ayant pour titre «Fitna dans les Aurès » qui traitait du baptême puis de la renonciation à ce même baptême d'un édifice public à Batna, je suis tombé des nues et n'ai pu contenir mon sentiment d'injustice et mon légitime courroux à l'égard de cette commission censée baptiser des lieux et des édifices publics – commission composée, en majorité, de faussaires de l'Histoire et de faux moudjahidine, m'a-t-on confié !Notre grand martyr-héros, Mostefa Ben Boulaà'd, Allah yerahmou, aurait été outré et je l'imagine dans l'Au-delà , maudire et vomir ces traîtres de notre glorieuse Révolution.Quant à Si El-Haouès, Allah yerahmou, les personnes qui l'ont connu vous diront que si sa mort n'avait pas été un peu trop précoce, son vœu aurait été d'interdire que des rues ou des monuments ne soient nommés en son honneur et ce, pour éviter que ne se développe un culte de la personnalité qu'il a toujours combattu ! Tel était Si El Haouès, humble dans toute sa splendeur.Nous parlons ici de deux frères qui, s'ils étaient vivants, auraient ainsi baptisé chaque petite parcelle de notre pays : L'ALGÉRIE GRAVEE DANS NOS CÅ'URS, PAS SUR NOS MURS.Tous les chouhada sont éligibles au même statut devant Le Majestueux ; pourquoi ne le seraient-ils pas aussi bien ici-bas 'Que va retenir le peuple algérien en général et les Aurassiens en particulier du 100e anniversaire de la naissance du chahid Mostefa Ben Boulaà'd si ce n'est cette sordide histoire de nomination puis de re-nomination de l'Université Batna 2 'Quelle leçon va donner ce fiasco aux générations à venir si ce n'est un cours magistral de magouille et de petits calculs à dessein purement affairiste.Si vous baptisez et commémorez dans le but d'immuniser les générations montantes et de leur inculquer l'amour de la patrie en leur injectant, graduellement, des petites doses de patriotisme, alors, par de tels actes mesquins, vous avez lamentablement failli ! Par contre, vous avez grandement réussi à nous faire détester notre glorieuse Histoire.Si les vestiges de la Révolution constituent des preuves des crimes du colonialisme français, un tel acte peut facilement figurer dans le hit-parade de cette monstrueuse charte. Je reviens encore une fois vers ceux qui baptisent à tout-va : si vous aviez vraiment de la vénération, de l'adoration et de la considération pour Mostefa Ben Boulaà'd, comment se fait-il qu'à ce jour, aucun monument n'ait été érigé en son honneur à Alger à l'exception d'une minuscule ruelle que le plus sophistiqué des GPS ne saurait localiser ' Pourquoi pas une stèle, en plein centre d'Alger, à l'instar des Horatio Nelson et Winston Churchill à Londres ' Oui, «je vous ai compris»: en gravant le nom de Mostefa Ben Boulaà'd sur tout ce que le béton génère à Batna, vous circonscrivez le père de la Révolution algérienne, un symbole national d'une des guerres des plus spectaculaires de l'histoire contemporaine, à une petite région dans les Aurès et placez les familles Hamouda et Ben Boulaà'd en rivalité. Vous êtes odieux. Vous êtes diaboliques ! Et encore ! Je ne suis pas sûr que le diable aurait commis une telle ignominie ! Le nom de Mostefa Ben Boulaà'd est gravé dans le cœur de tous les Algériens ; une enseigne de plus sur un fronton d'université ne l'élèvera pas plus haut mais vous, il vous jettera certainement en enfer.Sachez qu'une overdose de glorification risque de tuer le héros une deuxième fois. Cette fois-ci, ce ne sera pas le poste-radio piégé qui aura commis le crime mais votre propre ignorance crasse.Nos nobles traditions, dans la vie de tous les jours, interdisent à un homme de demander en mariage une femme promise à quelqu'un d'autre. Ah ! Comme étaient vertueuses les valeurs de nos aà'eux ! Le baptême de l'Université Batna 2, lancé en grande pompe il y a quelques semaines, afin de rendre, enfin, hommage au martyr de la Révolution tombé au champ d'honneur, en l'occurrence Si El-Haouès, s'est soldé par un sordide et odieux revirement dont la victime, vous l'aurez deviné, n'est autre que... Si El-Haouès ! Ostracisme et petitesse d'esprit, insulte à sa mémoire, dédain injustifié envers sa famille, voilà tout ce que ces cerveaux embrumés ont pu engendrer.J'interpelle à cet effet, la commission responsable des baptêmes des lieux et édifices publics, les représentants de la famille révolutionnaire, à savoir l'Onec, Organisation nationale des enfants de chouhada, l'ONM , Organisation nationale des moudjahidine, l'Onem, Organisation nationale des enfants de moudjahidine, de réagir et surtout d'agir face à un acte aussi gravissime qui risque de mettre le feu aux poudres et de donner des arguments à ceux qui ont toujours douté de notre patrimoine historique et de parer à ce genre de manœuvres lamentables qui ne font que ternir les pages de notre Histoire et surtout d'expliquer au peuple algérien les tenants et les aboutissants de ce soudain revirement et d'en dénoncer les commanditaires et de traduire ces malandrins devant la justice.La maison des parents et des grands-parents de la famille Hamouda, qui fut zaouà'a pour les foukaras, a été léguée au ministère des Moudjahidine à hauteur d'un dinar symbolique à M'Chounèche ; elle abrite aujourd'hui le Musée du colonel Si El-Haouès et reste ouverte à tous les Algériens qui veulent connaître une partie de leur histoire. Il est à noter que l'accès est gratuit.In fine, je peux vous assurer, cher M. Nesrouche, que la lignée des Hamouda Ahmed Ben Abderzak alias Si El-Haouès, est restée zen devant pires tentatives d'humiliations, et ainsi vous rassurer qu'il n'y aura donc jamais de fitna et que personne ne pourra briser le cordon, plus qu'ombilical, qui lie ces deux familles jumelles, sœurs par le sang et certainement pas à travers quelques petites lettres latines sur du béton.M. H.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)