Intempéries : Des familles entières en danger
Les dernières pluies ont failli emporter les quatre membres d'une petite famille dans le quartier le Camp, situé au centre-ville de Batna. Les bâtisses de ce quartier, pour rappel, datent de la fin du 19ème siècle, et la famille en question y habite en tant que locataire depuis les années 1940. La maîtresse de maison, Mme Belaïdi, nous a reçu pour mieux nous montrer les dégâts. Deux chambres au premier.
L'une est occupée par son beau-frère et l'autre elle l'a partage avec son mari, 63 ans, chômeur et ses deux enfants âgées de 4 et 6 ans. Pour y accéder, un escalier en bois, branlant et menaçant ruine à tout moment vous mène sur un semblant de balcon sans balustrade. Après avoir traversé la chambre du beau-frère, vous devez vous courber pour traverser ce qui reste d'un corridor.
La poutre principale, en bois vermoulu, s'es rompue et s'est pliée en deux laissant ainsi le toit s'affaisser. «Je pensais qu'on allait tous mourir», nous raconte Mme Belaïdi la gorge nouée, les yeux pleins de larmes se posant avec tendresse sur son dernier-né âgé de 4 ans ; elle nous invite à entrer dans sa chambre. Une assez grande chambre au parquet bringuebalant et un plafond qui vous donne des frissons tant il laisse transparaître des poutres pliées sous le poids du toit en tuiles qui ne résistera sûrement pas aux prochaines intempéries.
A l'occasion, elle insiste pour nous faire visiter la demeure de ses voisins. Même décor, même espace pour une famille composée de 3 jeunes filles, dont deux universitaires, du père et de la mère. Ces dernières vivent dans l'angoisse de voir s'écrouler le parquet sous leur poids. En effet, en traversant la chambre vous sentez des oscillations sous vos pieds. Cette menace perpétuelle impose aux membres de la famille de se déplacer avec beaucoup de prudence et leur interdit de se mettre debout en même temps au milieu de la chambre. Question : face à une telle situation, doit-on privilégier le protocole d'attribution de logement au risque de voir périr des vies humaines ' Or, déjà au mois de mai de l'année en cours, la maison a fait l'objet d'une intervention des éléments de la Protection civile qui ont dressé un constat de délabrement. Contacté par nos soins, le P/APC Karim Maroc, s'est engagé à recevoir cette famille pour essayer de trouver une solution à sa détresse. Lounes Gribissa
Dix élèves interdits d'inscription à l'école de Tagoust
La direction de l'établissement primaire Ahmed Sameh, situé à Tagoust El Hamra dans la commune de Bouzina, a refusé l'inscription de 10 nouveaux élèves, selon un document qui nous est parvenu des habitants de ladite localité. Ce refus est dû, selon les explications avancées, à la réduction du nombre de classes. En effet, les deux classes de première année sont réduites à une seule, et par voie de conséquence le nombre d'inscrits a été également réduit. L'année écoulée, il y avait deux classes accueillent 22 élèves chacune. Cette année, cette école ne pouvait prendre que 35 élèves. Un paradoxe que les parents n'arrivent pas à s'expliquer lorsqu'on sait que chaque année le nombre d'enfants scolarisés augmente. Hanane Benflis
Des élèves du secondaire transférés dans une école primaire
Des élèves du secondaire en surnombre au lycée des Frères H'chachna du quartier Kechida, ont été transférés dans une école primaire du même quartier. La surprise était très mal accusée par les parents dont les enfants sont inscrits dans cette école primaire et la réaction a été parfois même violente. Refusant de voir leurs petits enfants mêlés à des adolescents ils ont carrément fermé l'école et certains d'entre eux ont usé de violence contre les enseignants qui s'y sont opposés.
Par ailleurs, le lycée Mohamed-Salah Belabbès situé à la cité des 100 Logements dans la commune de Barika, vit une situation similaire. En effet, des élèves refusant leur transfert dans un CEM en raison de la surcharge que connaît leur établissement, ont carrément bloqué le lycée.
Au lycée Maadjoudj El Amri, dans la même commune, ce sont les enseignants qui ont refusé de rejoindre leurs classes à cause de la défaillance du directeur, des adjoints de l'éducation et de la surcharge des classes. L.G.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com