Batna - A la une

«Mon ambition est de mondialiser le chant du terroir»



Abdeladhim Khomri est enseignant de musique à l'Institut de formation de Constantine.En parallèle, il compose des musiques pour le Théâtre régional d'Oum El Bouaghi et préside aux destinées de la troupe Nostalgia de Aïn Beïda, dont il est le chanteur attitré. «Mes débuts remontent aux années 80', quand j'étais au collège. C'est suite à une visite familiale chez quelqu'un qui habite El Bayadh que j'ai découvert ce qu'est un instrument de musique, comme la guitare. Une fois rentré à la maison, mon grand frère m'a offert un clavier, un petit piano qui m'a beaucoup servi», raconte-t-il. Il nous apprend aussi qu'il a commencé à fréquenter les jeunes artistes de la ville, comme Bellou Ayadi et Ali Djouani. A leur contact, Abdeladhim a affiné ses connaissances musicales. Il s'est épris surtout de la musique de Francesco Tarega, ce qui lui a ouvert les portes de l'andalou.C'est ce même genre qu'il adoptera au cours de sa carrière musicale, le trouvant proche du genre produit chez nous. Il ne cache pas aussi son attrait pour le flamenco, dont il sera le porte-voix dans la troupe qu'il dirige. D'ailleurs, sa participation au Festival du flamenco à Batna en 2013 lui a valu la reconnaissance des mélomanes et du grand public. Pour parfaire ses connaissances, Khomri a dû suivre un cursus au conservatoire de Batna pendant quatre longues années. Maîtrisant bien son art, Abdeladhim s'est tourné vers la chanson chaouie, celle-là même qu'il essaie de moderniser avec le concours de son groupe, composé de Hichem Helli, Mahdi Feradj, Chorfi Belkadi, Omar Regab et Rafik Siam. Avec eux, il a réalisé plusieurs tubes. Zeriab est le titre donné au premier album qui contient sept chansons. Le nouvel album qu'il s'apprête à enregistrer aura pour titre Baya, avec 8 chansons, dont Medour, qui signifie en langue chaouie la vie. Pour revenir à la composition, Abdeladhim Khomri nous parle de son expérience dans le théâtre, où, grâce au comédien et producteur Lotfi Bensebaâ, il a mis tout son savoir pour faire des musiques pour des pièces. Le Théâtre régional d'Oum El Bouaghi lui doit plusieurs compositions, lesquelles ont eu du succès, arrachant de nombreux prix. Avec El Bassis, il a obtenu le premier prix. Son ambition reste celle de promouvoir la chanson berbère sous ses différentes facettes, tant en kabyle, qu'en targui ou chaoui. «Mon grand souhait est de parvenir à mondialiser le chant de chez nous», a-t-il souligné.


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