Dans une intervention sur la chaîne de télévision Nessma TV, l'ex-entraîneur de l'équipe nationale olympique, Azzeddine Aït Djoudi, s'en est pris au coach national, Vahid Halilhodzic, l'accusant d'avoir déstabilisé cette équipe en s'ingérant dans son travail.
Nous avions dans ces mêmes colonnes critiqué le rôle joué par le Bosnien dans cette équipe nationale car nous trouvions que ce n'était pas du tout fair-play de sa part que d'aller mettre son grain de sel dans des affaires qui ne concernaient que le coach de ces Olympiques. Halilhodzic est impardonnable. Même s'il se cache derrière le fait qu'on lui a demandé de s'impliquer dans cette sélection,
il aurait dû, en gentleman qu'on supposait qu'il était, refuser cette mission particulièrement humiliante pour son collègue Aït Djoudi. On demandera simplement au Bosnien si, lui, aurait accepté qu'un autre coach vienne voir comment il travaille et se permette même de diriger les séances d'entraînement de son équipe. On connaît les susceptibilités des entraîneurs de football et Halilhodzic,
qui semble vouloir nous donner des leçons, est complètement passé à côté de son sujet dans cette histoire. D'autant que l'on apprend de la bouche d'Aït Djoudi que l'un des adjoints du Bosnien aurait affirmé que l'équipe olympique serait placée sous sa responsabilité en cas de qualification aux JO.
Ce que l'on remarque, en tout cas, c'est que la FAF ne parvient pas à convaincre car d'une part, elle affirme que le coach des olympiques a échoué dans sa mission et de l'autre elle accuse les clubs de ne pas former des joueurs de talent. Il faudra bien qu'elle nous dise qui est le vrai coupable.
Apparemment on voit Halilhodzic comme le très grand entraîneur que l'Algérie attendait depuis des années. Pour notre part, on dira qu'il vaut mieux le juger sur le terrain et sur les résultats qu'il réalisera. Gardons nous, alors, de tout triomphalisme alors que l'équipe nationale est au repos et que les grandes échéances internationales n'ont pas débuté.
Pour l'instant, Halihodzic prospecte et se déplace un peu partout pour prendre contact avec les joueurs internationaux. Il se déplace même avec son épouse dans un pays comme le Qatar ce qui suppose que la FAF aime bien faire plaisir au sélectionneur national car dans le monde entier nous n'entendons pas parler d'un entraîneur national qui va faire de la prospection en famille.
Il n'y a pas si longtemps, le même Halilhodzic demandait à des journalistes algériens de ne pas oublier de noter que c'est lui a découvert Bouchouk du CA Batna, un joueur qu'il a convoqué lors du dernier stage de l'équipe nationale. Ce qui ne l'avait pas empêché juste après de déclarer que ce joueur n'a rien d'un professionnel puisqu'à l'entraînement il fait des gestes de gamin.
S'il pense avoir découvert la perle et avoir été un précurseur en la matière, le Bosnien ferait mieux de méditer sur le travail accompli par un de ses prédécesseurs au poste d'entraîneur national. On veut parler de Rachid Mekhloufi lequel, en 1975, avait entièrement changé la composante de l'équipe nationale juste avant les Jeux méditerranéens. Dans son équipe il avait mis des éléments complètement inconnus du grand public comme Benkada du CC Sig et surtout Ighili de l'équipe de la Régionale d'El Affroun. Et si on venait à douter de la carrière de joueur de Rachid Mekhloufi, il faut savoir
qu'Halilhodzic a été loin très loin de le valoir. Rachid avait été plusieurs fois champion de France avec l'AS Saint Etienne et avait même été classé à son époque meilleur inter gauche d'Europe. Ceci pour dire que le Bosnien n'a pas à chercher à nous épater ni à nous en mettre plein la vue. Qu'il travaille et nous montre de quoi il est capable. Il sera jugé sur ce travail et non sur ce qu'il dit ou prétend.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.letempsdz.com