Après avoir hésité à se rallier au débrayage entamé dimanche dans toutes les universités de l'Est algérien, les travailleurs des 'uvres universitaires et de la pédagogie de l'université Hadj Lakhdar de Batna rejoignent le mot d'ordre lancé par l'UGTA.
En effet, une semaine après son annonce, une grève ouverte a été entamée, hier matin, et paralyse l'ensemble des campus universitaires de la ville de Batna. Le campus Hadj Lakhdar, Abrouk Madani, la faculté de droit, celle de médecine sont tous bloqués. Les agents de sécurité mettent la pression en fermant à clé les portes et les voies d'accès aux différents départements et autres blocs pédagogiques.
La plateforme de revendications de plus de 40 points concerne essentiellement deux axes : l'augmentation des salaires et le droit au logement. Selon Toufik Makhloufi, secrétaire général de la section syndicale affiliée à l'UGTA, l'augmentation de salaire déjà obtenue est insuffisante, surtout en comparaison avec d'autres secteurs. «Les employés du secteur de l'éducation ainsi que celui de la justice, à titre d'exemple, ont tous eu des augmentations de salaire assez conséquentes. Nous y avons aussi droit.»
Par ailleurs, un agent de sécurité, qui a souhaité garder l'anonymat, dénonce la méthode de recrutement de l'administration. Selon lui, les agents sont recrutés avec des contrats de très courte durée. «Jusqu'en 2011, on signait un contrat tous les trois mois. Maintenant, c'est des contrats d'une année», a-t-il déclaré. Notre interlocuteur ajoute qu'en plus de l'absence de prime de risque et autres avantages financiers, il est rare qu'un agent soit titularisé. «J'ai 19 ans d'ancienneté, mais je suis toujours contractuel», a-t-il regretté.
Pour sa part, le pôle universitaire de Fesdis (15 km au nord-est du chef-lieu de wilaya) est épargné. Depuis son ouverture au début de l'année scolaire, seuls quelques agents de sécurité y ont été affectés. Une société de sécurité privée assure le service et n'est donc pas concernée par la grève. Une réunion entre le syndicat des dix universités concernées, le chef de cabinet du ministère en charge et le directeur général des 'uvres universitaires a eu lieu, hier, à Sétif pour tenter de trouver une solution à cette crise.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sami Methni
Source : www.elwatan.com