Valorisation des biens de l'état, lutte contre le commerce informel, finalisation des projets en panne, disponibilité pour répondre aux interrogations des journalistes, telles sont les perspectives prônées par le wali de Batna. Il a profité de la journée nationale de la presse pour déclarer son engagement à réaliser ces tâches.Un grand chantier que ses prédécesseurs ont vainement essayé de concrétiser. «La wilaya de Batna a besoin de renflouer ses caisses et le commerce informel pourrait être une source importante», a-t-il souligné.
Un problème épineux que tant de tentatives n'ont pu résorber. Mais si ce dernier pose un problème de rentrées financières, il demeure une source de désagréments pour les citoyens. Des demandes d'audience de la part de citoyens, à l'exemple des habitants du quartier dit «Le Camp», qui cherchent à desserrer l'étau qui les étouffe sont sur le bureau du wali.
Arrivera-t-il à appliquer la loi et éradiquer le marché de la fripe et débarrasser le centre-ville de cette plaie béante ' Ceci sans oublier ces commerçants qui refusent d'intégrer les marchés réalisés à coup de milliards, juste pour échapper au fisc. Par ailleurs, le non-respect des règles de l'urbanisme est devenu monnaie courante et au lieu que les autorités appliquent la loi pour faire respecter les normes imposées par les plans d'occupation des sols (POS), ils préfèrent adapter ces derniers aux transgressions.
Des quartiers où le R+5 devient R+9 et le R+1 devient R+x sont, bien sûr, une mesure valable pour certains et interdite pour les autres. Pour le manque d'hygiène et les saletés qui défigurent la ville, le wali annonce la création d'une entreprise baptisée «Batclean» qui arrivera, selon lui, à mettre fin au calvaire dont souffrent les citoyens.
La maintenance et l'entretien semblent être également un créneau inscrit sur les tablettes du nouveau responsable de l'exécutif. Ce dernier a reconnu que les années fastes ont permis la construction et la réalisation de nombreuses bâtisses et d'ouvrages délaissés et abandonnés en raison de l'absence totale de suivi et d'entretien. Un nouveau siège qui devait abriter l'APW, réalisé à coup de milliards sur le budget de l'Etat, a été livré aux intempéries, car les élus ont préféré rester au siège de la wilaya.
Le wali a pris la sage décision de le récupérer et de le louer aux particuliers. Une piétonnière longue de près d'un km, dotée de jeux d'enfants et de bancs publics, également abandonnée, est devenue un lieu malfamé investi quotidiennement par de jeunes délinquants.
Voici un prologue à une longue liste d'anomalies qui minent la ville et transforment le quotidien du citoyen en enfer. Réaliser toutes ces perspectives, c'est le plus grand service que pourrait rendre le wali aux habitants.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com