
Le conseil de discipline s'est réuni l'après-midi même pour aboutir à un simple communiqué qui brille par son caractère frileux.Les affrontements sanglants survenus mardi dans l'enceinte de l'université Batna 1 et ayant fait 9 blessés parmi les étudiants belligérants devaient faire réagir le rectorat et de manière énergique. Mais finalement, la montagne a accouché d'une souris ! Abdeslam Dif, recteur de l'université, s'était dit «consterné par l'événement». «Il est temps d'avoir recours au règlement», avait-il déclaré mardi à El Watan, sur un ton amer.Il a aussi déclaré qu'il avait eu le feu vert, tant de la part du wali que de celle du ministère de tutelle pour actionner le conseil de discipline. En fin de compte, ce conseil s'est réuni l'après-midi même pour aboutir à un simple communiqué qui brille par son caractère frileux. «Le conseil dénonce ces agissements contraires aux m?urs de l'université et appelle les étudiants à faire acte de civisme ? », et autres salamalecs, pas plus ! Pas de sanction donc (et pourtant c'est la vocation même d'un conseil de discipline). Ainsi, le rectorat n'assume pas sa responsabilité et maintient les portes ouvertes à l'impunité et aux torrents de la violence. Un choix qui ne sera pas sans conséquences.Pour rappel, les étudiants de l'université Hadj Lakhdar (Batna1) ont été priés dans l'après-midi de mardi passé de quitter les lieux, et ce, suite à une bataille rangée entre deux organisations estudiantines : l'AREN (Association du renouveau estudiantin national), et l'UNEA (Union nationale des étudiants algériens). D'abord une folle rumeur a circulé dans la ville de Batna faisant état de deux morts à l'université à cause d'une rixe entre étudiants. Après vérification auprès des belligérants, il s'est avéré qu'il s'agissait effectivement d'une mêlée entre des étudiants appartenant aux deux organisations.Le président de l'UNEA, connu sous le nom de Bilel, a minimisé les faits en nous déclarant qu'il s'agissait d'une simple bagarre entre deux étudiants. Hamza, président de l'AREN, pour sa part, nous a déclaré que cela a commencé la veille, alors qu'ils organisaient une activité culturelle à la cité universitaire Hamla2, des éléments de l'UNEA se sont présentés, accompagnés d'une personne étrangère à l'université pour perturber l'activité. Empêchés de causer des problèmes par les préposés à la sécurité, ils sont revenus le lendemain aux environs de 11h, armés de gourdins et de pierres pour prendre leur revanche.Les éléments de la Protection civile ont du intervenir avec 5 ambulances et ont dû évacuer 5 blessés vers le CHU de Batna, dont deux filles. Les éléments de la Protection civile nous ont précisé que quatre autres blessés ont reçu des soins sur place et n'ont pas nécessité l'hospitalisation. Notons que parmi les étudiants présents sur le campus, beaucoup étaient venus pour leurs examens. Les non-dits de cette histoire cachent mal les velléités de l'UNEA, qui, en voulant perturber l'activité, cherchait en fait à s'élever contre l'emploi de la musique. Une organisation qui vise à moraliser l'université '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com