
La première rencontre autour de la violence sociale, à l'initiative de l'APC de Batna, s'est tenue, dimanche et lundi, au Théâtre régional de Batna.Une initiative qui vient à point nommé vu le nombre de crimes et d'agressions qui viennent amplifier les statiques macabres déjà importantes. Seulement, le discours officiel, au lieu d'aller vers l'essentiel et chercher l'origine, s'est limité à la langue de bois et a estimé qu'il s'agit d'un phénomène étranger à notre société, n'est-ce l'intervention d'un confrère qui a remis les pendules à l'heure. «La violence n'est étrangère à aucune société», a-t-il réagi, estimant qu'il est temps de poser le diagnostic au lieu de s'attarder sur les symptômes.Karim Maroc, président de l'APC, tire la sonnette d'alarme et considère dans son intervention que ce fléau puise ses origines dans l'absence du dialogue entre citoyens et autorités.Il y a du vrai dans ces propos s'il reconnaissait que la violence découle également de l'inégalité sociale et parfois d'une certaine violence pratiquée par l'administration elle-même. L'autre intervention qui n'a pas manqué d'intérêt est celle de Mohamed El Hadi Gharbi Rahal, professeur à l'université Hadj Lakhdar et responsable du laboratoire de recherche en psychologie. Une intervention qui a focalisé sur les accidents de la route, une autre forme de violence, citant les articles parus la semaine écoulée dans El Watan.Il a notamment rappelé des chiffres qui donnent la chair de poule : «De 1970 à 2007, a-t-il dit, pas moins de 127 049 personnes ont été tuées et 143 508 autres ont été blessées par les accidents de la route», précisant que les statiques ne comptabilisent que les décès survenus sur place et omettent ceux qui succombent à leurs blessures. En passant, l'orateur a interpellé les autorités à s'intéresser un peu plus aux recherches et études qui se font à l'université.Une autre forme de violence dont personne n'a fait allusion est celle pratiquée par les étudiants au sein des campus : une infime minorité de grévistes, parfois juste une trentaine, interdisent, à l'aide de gourdins, l'accès à 60 000 étudiants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounès Gribissa
Source : www.elwatan.com