Pressés par les besoins de la rentrée et certaines autres obligations, les citoyens de Batna ont été refoulés ces derniers jours à l'extérieur des services de l'état civil central sis au quartier de Z'mala et ce, sur décision de Khazzar Hocine, chef du service, entérinée par le président de l'APC, M. Khennag.
Consternés par une telle décision qui viole les droits de l'homme, les citoyens ont dû faire le pied de grue derrière les portes extérieures en fer forgé pour remettre leurs carnets de famille afin de se faire délivrer les documents d'état civil dont ils ont besoin. La mesure prise par les responsables, sans doute dans un moment de panique, de tenir à l'écart les citoyens aurait été justifiée par le besoin d'éviter toute promiscuité de certains citoyens mal élevés, grossiers et vulgaires à la limite de l'hystérie, lesquels profèrent des insultes à l'égard des agents de l'état civil à l'intérieur. Le chef du service ayant dû faire appel à des renforts de policiers pour assurer la protection des fonctionnaires et des lieux. Selon M. Khazzar Hocine, chef du service, cet état civil central délivre ces jours-ci dix mille documents par jour, ce qui est énorme en termes de charge de travail pour les agents. D'autant que le manque de respect à l'égard de ces derniers est devenu intolérable du fait qu'il touche leur dignité et leur amour-propre. Ce bras de fer aura duré quelques jours dans ce service vital d'une ville comme Batna devenue par trop populeuse et par conséquent de plus en plus exigeante en demande de paperasse civile et autres. Si pour certains, il ne s'agirait dans le fond que d'un cas de bureaucratie, pour d'autres c'est tout simplement là le signe d'une absence de sérénité dans un climat social tendu outre la prévalence d'une mentalité môyennageuse sévissant à Batna aussi bien du côté des administrations que du peuple. Mazouz Abdallah, membre de l'APC ayant à son actif plusieurs mandats communaux, trouve pour sa part que le vrai problème posé au sein de l'état civil central se rapporterait plutôt à une insuffisance de micro-ordinateurs, donc à une forte pression de la demande laquelle dépasse le dispositif mis en place. Il faut signaler que l'APC de Batna dispose au total de onze antennes de quartier dépendantes de l'état civil central. Le problème pertinent reste celui du monopole exercé par le service central qui est seul habilité à délivrer les extraits de naissance n° 12. Il est temps de décentraliser la délivrance de ce document au niveau des antennes de quartier, tout en renforçant le contrôle sur ceux à responsabiliser. Notons que les responsables de l'APC et du service central de l'état civil viennent de revenir à de meilleurs sentiments en procédant à l'annulation de la mesure d'exclusion du peuple de l'enceinte de l'état civil, mesure décriée par les citoyens. Les choses sont rentrées donc dans l'ordre, décompressant quelque peu l'atmosphère à Batna.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Benbelgacem
Source : www.lnr-dz.com