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Le bras de fer se poursuit



Le bras de fer se poursuit
La 6e session du comité central du FLN continue de faire l'événement et fait couler encore beaucoup d'encre. L'opinion publique s'interroge et reste non convaincue par les réponses apportées jusque-là, que ce soit par les deux parties, l'administration ou la justice. Malgré l'élection d'un nouveau secrétaire général, le conflit se poursuit toujours et les deux camps s'accusent mutuellement. Qui a tort et qui a raison 'Pour le nouveau secrétaire général récemment élu, en l'occurrence Amar Saïdani, les carottes sont déjà cuites. Selon lui, l'administration a été correcte, neutre et la justice a appliqué les lois de la République à la lettre. En revanche, Abderrahmane Belayat et son équipe trouvent non seulement que l'administration n'a pas respecté les lois régissant les partis politiques mais a passé outre les décisions de la justice. Pour l'instant, les bureaux du parti sont toujours occupés par l'équipe de Belayat, alors que leurs adversaires menacent de recourir au parquet pour récupérer le siège central sis rue du stade à Hydra. Pour l'opinion publique, la 6e session du FLN demeure une énigme et elle ne comprend pas toujours exactement pas ce qui s'est passé. Moult questions ont été posées à ce sujet : l'administration a-t-elle joué pleinement son rôle en toute transparence ' L'autorisation délivrée par les autorités locales était-elle conforme aux textes et aux lois régissant les partis politiques ' Du côté de la justice, l'opinion publique s'interroge également sur le rôle joué par le Conseil d'Etat et par le tribunal administratif ' La majorité des personnes avec qui nous nous sommes entretenus s'interrogent surtout sur la rapidité avec laquelle a été traitée l'affaire du FLN. Elles se demandent comment cet organe a-t-il pu recevoir, enregistrer, traiter et rendre son verdict dans un délai aussi court ' N'importe quelle action devant le Conseil d'Etat comporte une série d'actes de procédure qui vont de l'enregistrement de la requête jusqu'à la notification de la décision aux parties concernées. Au niveau de cette institution judiciaire, le greffe reçoit la requête et procède à son enregistrement. Un dossier sera ouvert sur lequel sera mentionné les noms des parties ainsi que ceux des avocats, la juridiction ou l'autorité administrative qui l'a rendue ainsi que le numéro et la date d'enregistrement, puis toutes ces informations sont insérées dans une base de données informatiques. Après cette procédure, le dossier sera transmis à la chambre compétente. Dans des pays voisins, la procédure peut durer jusqu'à une année, le délai moyen qui sépare le dépôt d'une requête et son jugement. Ce délai d'un an s'explique en partie par le temps nécessaire aux échanges de mémoires (c'est-à-dire les documents, nécessairement écrits, au moyen desquels chaque partie au litige développe son argumentation et répond à celle de son adversaire). Admettant que le recours a été enregistré et que l'affaire a été traitée en bonne et due forme et dans les délais, le tribunal administratif est-il compétant de juger recevable une affaire déjà traitée et jugée par le Conseil d'état ' Ce même tribunal, a-t-il le pouvoir de statuer dans une affaire en une ou deux heures. Et puis, la décision rendue par le tribunal administratif est-elle suspensive ' Dans le cas où la réponse est par l'affirmative, il faudrait respecter le délai des recours de l'autre partie. En somme, plusieurs autres questions méritent des réponses et des éclaircissements dans cette affaire qui devrait servir d'exemple à d'autres cas qui pourrait éventuellement surgir. Moncef Rédha Opération antiterroriste en plein centre-ville de Batna : un criminel abattu et deux autres encerclés Les forces de sécurité ont mené une opération antiterroriste en plein centre-ville de Batna (Est algérien). Selon des sources dignes de foi, au moins un terroriste a été abattu et son arme récupérée. Deux autres terroristes ont profité du mouvement de panique pour se réfugier dans un bâtiment situé au niveau de quartier dit Bordj El-Ghoula. Au moment où nous mettons sous presse, ils seraient toujours encerclés par les forces de l'armée. Dans l'après-midi d'hier, un couvre-feu a été instauré pour les habitants des quartiers où s'est déroulée l'opération des forces de sécurité. Pour rappel, la wilaya de Batna a été l'une des régions qui a souffert des affres du terrorisme. Comment ces terroristes ont-ils pu s'installer en plein c'ur de la capitale des Aurès ' Nous y reviendrons en détail dans notre prochaine édition.
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