Batna - A la une

La situation a atteint le point de non-retour



Le ministre des Travaux publics et des Transports, Mustapha Kouraba a effectué ce dernier samedi une visite de travail et d'inspection de son secteur dans la wilaya de Khenchela. Dans ses différentes et multiples interventions, il a souligné le respect dû aux normes de qualité dans l'exécution des travaux d'entretien des chemins de wilaya et communaux.C'était notamment lors du lancement des travaux de réhabilitation du chemin de wilaya CW-45 ?A' reliant la commune de Yabous aux limites de la wilaya de Batna sur 6 km, Le ministre a profité de cette étape pour insister sur le suivi rigoureux des opérations en coordination avec les laboratoires de qualité pour, dira-t-il «assurer une grande durée d'exploitation des infrastructures routières». Pour ce membre du gouvernement, la réalisation des routes est synonyme de mise en place des moyens indispensables pour leur entretien. Tels de petits ateliers qui prendront en charge la préservation de ces ouvrages. Après avoir lancé plusieurs projets de réhabilitation en divers sites de la wilaya, Mustapha Kouraba a suivi un exposé sur les travaux de différents projets prévus pour être lancés localement et à brève échéance dans le secteur. Tel le projet d'une voie de contournement au chef-lieu de wilaya, le doublement de la route à partir de ce site de Kaïs jusqu'à la limite de la wilaya de Batna.
Des projets qui arrivent bien à propos. Dans des régions où se multiplient les pistes caillouteuses, déviations, trous béants et ralentisseurs non signalés de presque 30 cm d'épaisseur sur ce qui reste de bitume. C'est que la route dans le périmètre urbain de nos villes et villages relève d'un véritable casse-tête chinois pour les usagers. Emprunter une d'entre-elles est à la fois une entreprise périlleuse et fastidieuse. Ces dernières années, pratiquement toutes les voies urbaines sont dans un état de délabrement très avancé. Le trajet s'effectue avec beaucoup de concentration de la part des conducteurs. Tous sont en connaissance des risques d'accident qu'ils encourent, des supplices qui les attendent et des dégâts qui seront occasionnés aux voitures, bus et autres moyens de transport. Le calvaire des usagers est présent partout du fait de la disparition depuis des années du bitume.
Cette situation concerne les routes intérieures des sites urbains et aussi celles de liaison entre les 1.541 collectivités locales des 58 wilayas. Certains élus appuyés de quelques membres de leur exécutif de wilaya respectif et de membres de la société civile à l'avidité excessive, trompent les ministres, walis et autres directeurs. Ils leur fournissent de faux éléments d'informations lors des visites officielles ou programmées. Ils s'assurent que les quelques tronçons de route appelées à être inspectées ont été réhabilitées même superficiellement. A quelques dizaines de mètres plus loin, les crevasses et les nids de poule règnent en maître. Chaque conducteur est obligé de freiner pour éviter d'abimer son véhicule au passage des trous béants qui jonchent la chaussée. L'état de dégradation de celle-ci fait qu'il est impossible de rouler sans trouver sur sa route un véhicule en panne amortisseurs cassés ou pneus crevés, conséquence des chocs multiples. Les conducteurs ne cachent pas leur désarroi.
«Cette situation est intolérable. Nous payons des impôts pour l'entretien des routes.. Non seulement nous souffrons énormément à cause de l'état défectueux de la route, mais l'économie s'en ressent au vu des retards de livraison et des dégâts occasionnés par l'état des routes. Je suis en mesure d'affirmer que nous avons atteint le point de non-retour. La plupart des accidents de la route y sont pour beaucoup», indique un transporteur habitué des routes. D'autres pointent du doigt les services du ministère des Transports qui, selon eux, ont oublié leur mission. Comme ce jeune conducteur de taxi long trajet qui a affirmé : «Les travaux d'entretien de nos routes à l'échelle nationale ou régionale relèvent de l'histoire ancienne. L'infrastructure routière dans notre pays est devenue un véritable cauchemar particulièrement durant l'hiver». Il y a lieu de dire qu'à cause du mauvais état des routes, beaucoup de conducteurs livreurs sont confrontés à un véritable dilemme. Emprunter la route nationale même lorsque celle-ci est en mauvais état ou foncer droit sur les routes de wilaya dans un état qui risque de leur coûter cher. Notamment les camions gros porteurs de marchandises diverses dont une bonne partie transitent par des voies de contournement.
«Ce qui n'est pas sans conséquence sur l'économie locale, régionale ou nationale», révèle le P/APC d'El Bouni. Avec ses 340.000 habitants, elle représente le point de jonction entre Annaba et la majorité des régions de l'Est du pays. Actuellement le mauvais état des routes a aggravé la situation avec des contournements souvent méconnus des conducteurs et ce que cela sous-entend comme accidents. Au vu de l'état d'avancement des travaux sur divers tronçons de route, cette situation risque de perdurer encore longtemps tout autant que le calvaire des usagers de la route.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)