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La parabole de Sellal



La parabole de Sellal
Le président Bouteflika a à peine quitté l'hôpital militaire du Val-de-Grâce que le Premier ministre se rebiffe. Abdelmalek Sellal, comme pour dire qu'il parlait vrai sur la santé du chef de l'Etat, se plaint et se désole que les Algériens ne l'aient pas cru lorsqu'il les rassurait à ce sujet. Et son courroux est d'autant plus grand qu'ils se montrent, ces Algériens ingrats, plus disposés à donner crédit aux informations en provenance de l'Hexagone. D'aucuns pourraient répondre au Premier ministre que les Algériens sont libres de se fier au canal d'information de leur choix, à condition qu'ils aient une antenne parabolique et un démo. Comme d'autres sont libres de confier leur santé à leur hôpital de convenance pour peu... qu'ils disposent du Trésor public.
'Quand je dis quelque chose (...), on me traite de menteur, alors que tout ce qui vient d'outre-mer est considéré comme parole d'Evangile", a-t-il dit hier à Batna.
Par ces propos, le Premier ministre entendait faire des reproches à ceux qui ont douté ou doutent encore des informations officielles sur l'évolution de l'état de santé de Bouteflika, évacué depuis près d'un mois à Paris. Ce faisant, Sellal se rendait-il compte qu'il offrait ainsi l'image surréelle d'un Premier ministre étalant, de sa propre initiative, le peu de crédit dont il jouit, ainsi que ses ministres et les autres responsables à tous les niveaux, auprès de l'opinion nationale ' Là-dessus, M. Sellal peut se rassurer : tout le monde le croira, personne ne l'accusera de mentir.
Pourtant, ce n'est pas sans raison que les Algériens ont fait le choix de se 'brancher" plutôt sur les chaînes et sites de l'Hexagone que sur les canaux officiels. Il suffirait peut-être à M. Sellal, pour se convaincre du bien-fondé de ce choix, de se rappeler que la dernière information en date, celle faisant état du transfert de Bouteflika du Val-de Grâce aux Invalides, a été donnée aux Algériens, et y compris à la presse nationale, par des canaux parisiens.
Pour l'heure, il ne semble pas près de faire amende honorable. 'Nul besoin de publier chaque jour un bulletin de santé", a-t-il martelé hier encore. Après cela, allez demander aux Algériens de se fier à leur gouvernement ! n
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