Le rideau du championnat de Ligue 1, cuvée 2011-2012, est tombé.
Parti pour effectuer une saison de transition, le onze phare de la capitale des Hauts Plateaux décroche le jackpot, au grand bonheur de son formidable public, le principal artisan de l'exploit. C'en est un, car aucun bookmaker n'a misé le moindre centime en début de saison sur les Ferahi, Tiyouli, Nadji, Belkhodja, Djahnit, Karaoui, Meguenni, Gourmi, et Lakhdari, des inconnus au bataillon. Même les recruteurs du club qui n'ont pas eu la pêche avec leurs autres recrues (Oppong, Asamoah, Kouamé, Cyril, Bentaleb et Yousef Sofiane) n'ont pas, eux non plus, cru en cette équipe. D'autant plus qu'ils n'ont pas été beaucoup vus au chaudron, cette saison.
Le président du CSA-ESS, Hacen Hamar, qui a hérité d'un cadeau empoisonné (le mot est approprié) affronte seul la période transitoire. Celle-ci débute par la démission de Castellan, qui jette l'éponge à l'issue du premier match. Comme un malheur n'arrive jamais seul, les mauvais résultats n'arrangent pas les affaires des Noir et Blanc, lesquels sont paradoxalement soutenus par un public en or. Dépourvue de «noms», l'équipe, qui n'attire plus les «panneaux publicitaires» est enterrée au bout de quatre journées. Sentant le danger guetter leur formation, des proches tirent la sonnette d'alarme. L'engagement d'un coach attitré devient une priorité. Cependant, le nerf de la guerre fait défaut au club. Ne pouvant rester insensible face aux difficultés rencontrées par son club, Amar Seklouli, le patron de Safcer, une société spécialisée dans la céramique, prend en charge les mensualités de Geiger, qui provoque le déclic attendu. Le travail du Suisse et le sérieux d'un groupe décidé à prendre une revanche sur le sort, bénéficient de l'indéfectible soutien d'un public croyant en la belle étoile d'une équipe.
Profitant de l'effet de surprise, le onze ententiste va au charbon et grappille, en douceur, des points et des places. Si la suite est connue, l'opinion est en droit de savoir que la performance réalisée par la bande à Geiger est une véritable prouesse. Sachant que le parcours des Noir et Blanc a connu plus de bas que de hauts, notamment en matière de gestion des affaires d'un onze qui a été confronté à moult problèmes. Pour l'illustration, les deux principaux dirigeants n'étaient pas sur la même longueur d'onde. La relation entre les deux hommes se caractérisait par des «croche-pieds» qui ont failli faire mal au club. L'embellie sportive n'a pas été du goût d'une aile du club ne disposant d'aucune structure. (Une cellule de recrutement, une administration digne du nom, un cabinet médical et d'autres services lui font défaut). Les coups bas pleuvent de partout. L'équipe qui se déplace en Tanzanie et à Batna, sans dirigeant, est, le moins qu'on puisse dire, livrée à elle-même. Le non-paiement des salaires et des primes abîment le moral des troupes qui brandissent la menace de grève.
La «bombe» est à deux reprises désamorcée par l'APC, la wilaya et des opérateurs économiques de la cité. Persistant, la guerre froide se répercute sur la gestion du groupe qui n'abdique pas. La déliquescence, qui atteint son paroxysme, vient à bout des hommes de Geiger, qui marquent le pas face au CRB, au CAB et au WAT. Les blessures de Hachoud et Belkhodja montrent en outre les dysfonctionnements d'un géant aux pieds d'argile. L' absence injustifiée d'Aoudia, qui n'a pas terminé la saison avec son équipe est l'autre exemple d'une approximative gestion camouflée par ce doublé qui ne peut être l'arbre qui cache la forêt. Si l'Entente version 2012 a décroché une telle cagnotte, elle le doit uniquement à ses joueurs, entraîneur et à un public en or '
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com