
Les étudiants affiliés à la ligue nationale des étudiants algériens (LNEA) ont fermé hier l'institut des sciences humaines et sociales pour, disent-ils, dans un communiqué rendu public, «dénoncer les agressions physiques et le harcèlement sexuel pratiqué par des enseignants contre les étudiantes et les étudiants». Mardi passé, selon les adhérents de la LNEA, un étudiant a été agressé par un enseignant alors qu'il était en pleine épreuve d'examen!La version que nous avons recueilli auprès de certains étudiants nous a confirmé les coups subis par ladite victime, seulement qu'ils n'ont pas été assenés de la manière décrite par la déclaration : «l'enseignant en question, vacataire, a empêché le plaignant de tricher. Ce dernier a refusé d'obtempérer et c'est suite à une altercation que le surveillant a perdu le contrôle et a donné le coup qui a valu, selon le communiqué, 16 jours d'arrêt de travail».Par ailleurs, le même communiqué rapporte qu'une étudiante du même institut a été convoqué devant le conseil de discipline pour avoir rejeté les avances d'un enseignant ! Il est, bien sûr, légitime que les étudiants protestent contre l'injustice mais le recours à la fermeture des établissements a déjà fait beaucoup de tort à l'université de Batna. Par le passé, des sanctions graves en ont découlé et beaucoup d'étudiants se sont retrouvés devant la justice. L'activité syndicale exige la mobilisation et non la contrainte. Par ailleurs, la rigueur doit être le maître mot des responsables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com