L'Algérie, qui n'est pas seulement un pays riche en pétrole et en gaz, dispose également d'un fort potentiel solaire et éolien. Cela vient d'être confirmé en particulier pour l'énergie éolienne.En effet, l'américain Général Electric (GE), leader mondial dans les énergies renouvelables, vient d'identifier des zones étendues dans l'extrême-sud du pays où les vents atteignent 9 mètres/seconde et qui sont susceptibles d'abriter des parcs éoliens d'une capacité de production d'électricité de 1 000 MW, a-t-on appris auprès de son représentant. En Europe et aux Etats-Unis, il y a peu de zones vierges comme celles du Sud algérien où les vents atteignent 9m/s. Les sites ayant cette capacité accueillent dans leur quasi-totalité déjà des parcs éoliens dans les pays occidentaux.
C'est pourquoi General Electric s'intéresse au développement de l'énergie éolienne en Algérie. "GE considère que l'Algérie est un marché stratégique dans la région. Notre présence et notre empreinte témoignent de notre engagement envers le pays. Nous ne sommes pas seulement intéressés par le développement de l'énergie éolienne en raison de notre présence historique en Algérie, mais parce que nous croyons fermement que cette technologie peut apporter une valeur ajoutée au mix énergétique algérien. À long terme, nous considérons que le vent peut être tout aussi compétitif que le gaz, les capacités de gaz économisé par la génération éolienne permettraient d'augmenter les recettes provenant des exportations de gaz. À ce stade, nous étudions la meilleure façon de développer une chaîne d'approvisionnement éolienne dans le pays qui peut alimenter les projets éoliens à venir en Algérie et potentiellement être également disponible pour l'exportation. Ces types de projets nécessiteront, certainement, la mise en place de partenariats stratégiques avec les principales parties prenantes en Algérie, du secteur public et du secteur privé. Travailler main dans la main avec les entreprises algériennes est, en effet, une priorité pour GE. Ce que nous faisons actuellement avec Sonelgaz pour la construction et le démarrage de l'usine de Batna est un exemple concret de l'investissement fait par GE pour développer des projets industriels dans le pays...", a relevé Toufik Fredj dans un entretien accordé en exclusivité à Liberté.
Mais pour développer l'éolien en Algérie, tout un écosystème reste à construire. "Cet écosystème devra être capable de survivre au-delà des commandes publiques des premières années et de faire face à la compétition internationale. GE, au travers de sa global supply chain, sera alors capable d'offrir des opportunités sur les marchés extérieurs aux entreprises algériennes les plus compétitives dans les énergies renouvelables", suggère-t-il.
Concernant le financement du développement de l'éolien et de manière générale des énergies renouvelables, les solutions existent. "Nous travaillons sur plusieurs types de financements en Algérie avec différentes institutions, cependant la structuration de ce type de financement ne pourra s'envisager sans l'accord préalable des autorités financières du pays ainsi que celui de nos clients", a indiqué Toufik Fredj.
La voie est donc toute tracée. Il s'agit de confirmer cet important potentiel éolien avant d'installer des parcs éoliens dans le Su dalgérien. Une capacité dans une première étape de production d'électricité de 1 000 MW pourrait été obtenue à partir de l'éolien.
La combinaison de l'éolien avec d'autres sources d'énergie comme le solaire et le gaz, pourrait faire économiser à l'Algérie plusieurs milliards de dollars, selon Manar Al-Moneef, la présidente de GE Renouvelable Afrique du Nord-Moyen Orient-Turquie. De nouveaux acteurs devront donc émerger pour permettre ces évolutions.
K. Remouche
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Remouche Khaled
Source : www.liberte-algerie.com