
À défaut de réagir comme il se doit contre le Chabab de Batna et aspirer ainsi à un premier succès à domicile pour tenter de se réhabiliter aux yeux de son exigeant public, la JSK aura malheureusement enregistré une grosse culbute en concédant un troisième nul consécutif à la maison sur le score de 1-1, ce qui aura profondément exaspéré ses "ultras" qui s'en sont pris à tout le monde, notamment en fin de match où il y avait de l'électricité dans l'air. Face à une telle débâcle, tout le monde est passé à la lessive, le président, l'entraîneur et les joueurs. Même s'ils n'étaient pas venus en masse pour ce match JSK-CAB du fait que le match était télévisé en direct alors que les billets de stade étaient toujours affichés à 500 DA, les habitués du grand virage du 1er-Novembre avaient pourtant pris place comme de coutume, dans leurs gradins habituels, pour porter aux nues leur équipe favorite, notamment en première mi-temps, surtout après le nul méritoire ramené la semaine passée de Sétif (0-0). Et lorsque les visiteurs ouvrirent logiquement le score d'un beau tir de l'avant-centre Aribi (26'), un début de grogne était déjà perceptible au c?ur du "kop" kabyle, mais le jeune Aïboud n'aura pas mis beaucoup de temps pour éteindre hâtivement le feu en égalisant, trois minutes après, d'une belle reprise de la tête sur un corner bien ajusté de Mebarki (29'). On pensait alors que la formation kabyle allait pouvoir renverser enfin la situation, surtout que dans la lancée, le milieu de terrain Herbache avait la possibilité de doubler la mise s'il avait bien dosé son tir alors qu'il était bien placé à l'approche des 18 yards (41'). Finalement, ce ne fut qu'un feu de paille, car les Canaris ont complètement et étrangement sombré en seconde période, et ce, en versant dans l'affolement et la précipitation pour céder bien des espaces aux Batnéens qui s'en sont donné alors à c?ur joie jusqu'à ballotter une bien pâle formation de la JSK. Résultat des courses, la JSK aura finalement grappillé... un point après avoir vécu un véritable cauchemar, car il faut bien admettre que le CAB aurait pu repartir aisément avec les trois points de la victoire si l'avant-centre Aribi (48') et surtout le remuant Hadj Aïssa (23', 58' et 65') avaient fait preuve de beaucoup plus de conviction et surtout de sang-froid face au but. Du coup, le stade du 1er-Novembre se mit à gronder comme il ne l'a jamais fait cette saison, car les fans kabyles étaient visiblement courroucés par ce troisième ratage consécutif à domicile pour s'en prendre, comme d'habitude, à leur cible préférée, en l'occurrence le président Hannachi. "Si c'est moi le problème, je suis prêt à partir", fulminait le président de la JSK en fin de match, tout en clamant que sa démission est irrévocable et qu'il ne fera pas machine arrière. "C'est terminé ! Je n'en peux plus, car je ne peux continuer à travailler dans de telles conditions", enchaînera Hannachi qui s'en est pris violemment à l'arbitrage et aux responsables du football algérien. Hier matin, à Tizi Ouzou et dans d'autres localités de Kabylie, l'annonce d'une telle démission aura suscité de nombreux commentaires plutôt complaisants, car il faut rappeler, si besoin est, que le président de la JSK aura multiplié, ces dernières saisons, pratiquement les mêmes déclarations sans pour autant passer à l'acte. C'est dire que les supporters kabyles ont pris cette nouvelle avec des pincettes, à tel point que cette énième démission du boss kabyle constitue, en fait, un non-événement en Kabylie !M. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Haouchine
Source : www.liberte-algerie.com