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Insalubrité et pagaille à dénoncer Batna



L'insalubrité et la pagaille gagnent de jour en jour la ville de Batna. Les citoyens ne cessent de le dire et le faire remarquer. Ceux qui pensent que c'est de l'affirmation gratuite peuvent se donner le temps de faire un tour dans les coins et recoins de la ville.
Pour vous orienter, visitez le centre-ville, allez du côté de l'oued Z'mala qui traverse la ville, prenez la sortie en allant vers Ayoune Lassafer où des tonnes de détritus et d'ordures tapissent la nature, allez aussi aux alentours du marché Bordj El-Ghola. Les exemples sont nombreux. C'est vraiment l'amertume. On a l'impression à certains moments que la ville est livrée à elle-même.
Que font les élus exactement pour lutter contre l'insalubrité dans la ville de Batna' Personne ne pourrait répondre. C'est pourquoi les autorités de la ville sont interpellées à être beaucoup plus regardantes et pragmatiques afin de faire de Batna une ville propre. Le désordre ambiant est en train de régner dans la ville. En tout cas, il est difficile de fermer les yeux sur ce phénomène dont les conséquences peuvent être, d'un jour à l'autre, désastreuses pour des habitants.
A commencer par le centre-ville qui abrite le marché couvert. Aux heures de grands flux, c'est un désordre indescriptible. Faute de parkings, les voitures sont parquées le long des chaussés qui les rétrécissent et gênent la circulation, avec tous les risques d'accidents que cela peut comporter. La presse a dénoncé cette situation, mais apparemment, rien n'est mis en 'uvre pour trouver une solution à la situation puisqu'elle dure depuis longtemps. Quand on ajoute à ces parkings sur la chaussée, leurs véhicules qui garent et roulent n'importe comment et n'importe où, le cocktail est assez consistant pour exploser.
La situation devient de plus en plus préoccupante. Au même centre-ville, et toujours dans le pourtour du marché, s'il y a des gens dont il faut s'occuper, c'est bien des charretiers. Ces gens-là ne respectent rien. Ils empruntent certains le sens contraire de la circulation et sont tout de suite prêts à jeter leur charrette pour prendre la fuite en cas d'accident dont malheureusement ils sont pour la plupart du temps à l'origine, créant le chaos dans la circulation. Et le désordre continue, impunément.
Pour les autres marchés dans les quartiers périphériques, n'allez pas demander de l'ordre. Le cas le plus illustratif est celui du fameux marché de légumes où règne le meilleur des désordres. Les rues sont obstruées et les usagers ne peuvent rien. Même l'APC semble manquer de fermeté pour déloger ces gens. Quand on quitte le centre-ville, le même désordre peut être observé en plusieurs endroits de la ville.
Sur les artères et les rues principales, le désordre est indescriptible. Véhicules, charrettes, passants et autres objets s'y disputent souvent la chaussée. Une belle pagaille dans les rues, mais personne ne réagit. On ferme les yeux. On feint de regarder de l'autre côté. «C'est houkouma (l'Etat) qui ne fait pas son travail», nous font observer certains énergumènes. Et les citoyens, qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ' ils sont en train de l'enlaidir et de semer la pagaille.
Des jeunes de l'informel font la loi
Tout le monde est complice. Apparemment, cette situation ne semble émouvoir personne. Pourtant, il faut craindre le jour où le pire va arriver. Mais rassurez-vous, à ce rythme, le pire ne tardera pas à venir. Les rues ont besoin d'un coup de balai. Dans tous les cas, ce désordre ne peut continuer de la sorte dans la ville. Il va falloir un jour que les choses changent. La pagaille a atteint son apothéose.
Le chauffeur d'une voiture a failli être lynché jeudi dernier à 16 h 05 mn par des vendeurs exposant sur le sol à la rue Maâchi, si les passants ne sont pas intervenus pour le sauver. Son seul tort est d'avoir demandé à l'un des vendeurs de prendre sa marchandise et le laisser passer. Tout un essaim d'exposants se sont jetés sur sa voiture. Ce sont eux qui décident, qui font la pluie et le beau temps.
Le conducteur était contraint d'effectuer la marche arrière et de se tailler de peur d'être lynché par cette marée humaine. «Ils sont là du matin jusqu'au soir. Ils font la loi et personne ne peut se mesurer à eux. Ils sont en grand nombre. Leur présence rend les clients craintifs et ces derniers préfèrent parfois se rendre dans d'autres quartiers pour faire leurs achats», déplore un commerçant de la rue Maâchi. Autant le dire : épargnez ce désordre dans la ville pour le bien de tout le monde parce que «Dieu ne change pas la condition d'un peuple jusqu'à ce qu'ils changent eux-mêmes».
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