Batna - Revue de Presse

Festival international de Timgad



Jimmy le reggaeman, Houari le raïman Le Festival international de Timgad, dans sa deuxième soirée, a accueilli, outre la jeunesse chaouie, beaucoup de monde de la grande Algérie à la vue des plaques d?immatriculation automobiles (16, 19, 31, 24, 23, 25, 30), venus, pour certains nostalgiques de Bob Marley, voir le king du reggae Jimmy Cliff, pour d?autres s?évader dans le monde des amours trahies des tubes de Houari Dauphin, présent en chair et en os devant son public auréssien pour la 1re fois dans la wilaya de Batna. Durant l?entracte, ce fut le sympathique cheb Khallas qui, le vent en poupe, s?est démené comme un fou pour un feed back avec son jeune public. Dans les nues, Khallas s?est retiré du plateau sans recevoir son trophée offert par le wali des mains de Loubna, la présentatrice de l?ENTV, qui dut l?attendre pour revenir sacré cheb Khallas ! L?on raconte dans les coulisses que le boy s?est égaré dans son trajet vers Batna, en se tapant un détour par Aïn El Beïda (Oum El Bouaghi). L?ONCI, pour cette soirée avec moins d?invités d?honneur, a fixé le prix d?entrée à 700 DA. Le public était en grand nombre, plus de 3500 spectateurs. La presse nationale, l?ENTV et les correspondants régionaux de l?Est algérien couvrent bien la manifestation. L?orchestre est animé par le maestro Amine Dehane. 21h30. Début des débats. Jimmy Cliff, vêtu d?un costume de soirée en satin orange, se présente avec sa troupe en tee-shirt jaune et pantalon en toile sur le plateau très illuminé par les robot light, des projecteurs avec 2 rayons qui s?entrecroisent très haut dans le ciel de la ville romaine endormie depuis des siècles. Jimmy a conquis son public et comment ! Grâce à l?adorable Loubna qui a expliqué qui est le chanteur et ce qu?il chante. Militants des causes justes, jeunes et vieux prennent au sérieux le reggae-man qui a déployé, à l?instar de son orchestre, une incroyable énergie pour s?éclater, se libérer. Le summum de l?envoûtement. Dans un français approximatif, mêlé à un arabe certainement appris pour la cause, Cliff a pu communiquer avec le public tranquillement assis dans les gradins du théâtre romain. She will, Reggae Music, Baby baby it?s on goale sont les tubes interprétés. « Aïé, explique Cliff, est une interjection adorée des Jamaïcans. » L?expresso a chanté, dans sa langue, la nostalgie, l?oppression, la corruption pour finir avec une chanson-message à Bush et Blair, les grands de ce monde. « Non pour un 2e Vietnam. » « Houari, Houari » fuse des gradins. En costume clair, chevelure bien coiffée, tresse de jeunesse et d?un pas majestueux, Houari Dauphin descend vers le plateau, prend la parole, salue les officiels et envoie des bises au public. Respectueux de ses fans, Houari titillera la région par « Vive CAB », « Vive Mouloudia », les 2 clubs sportifs de Batna. Interprétant une chanson de Hasni Maâraf thach t?sir hadh el ghalta, il chantonne ces mélodies tant prisées par les jeunes. Le public répéta avec Houari Dauphin. Ainsi, ont été interprétés les tubes connus, Sheratou, Je pense à toi... Dauphin aura chanté presque deux heures. Le public très tard dans la nuit semble ravi des prestations de sa coqueluche. Photographes et cameramen étaient en nombre. De petits vendeurs offrent des bouquets de fleurs aux couples, visiblement nouveaux mariés. La soirée s?est terminée à 3h30.
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